• A Bagnolet on avance...

    Les Rroms bulgares qui ont été hébergés par la mairie dans un ancien centre de loisirs vont bientôt déménager dans des habitations qui ont été créées grâce à un projet municipal financé à hauteur de 70% par le Conseil régional d'Ile de France. Voilà qui est positif. Les choses ne se font cependant pas de la meilleure manière qu'il soit. Apparemment, la mairie veut s'engager dans un processus de selection qui n'est pas du goût des intéressés. Certains devraient se voir proposer un autre hébergement provisoire en hôtel, qui comme on le sait, est coûteux mais surtout inapproprié et très précaire.

    Puis, alors que le projet avance, le dialogue lui, est bien absent... Les Rroms ont occupé hier la cour du centre administratif de la ville, une Nème fois, pour rouvrir le dialogue avec la mairie.

    Bientôt, d'autres nouvelles suivront. Espérons qu'elles soient bonnes.


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  • Commentaires

    1
    Dadidadou
    Jeudi 19 Juillet 2007 à 11:24
    une piste bien mince !
    C'est bien un problème ça car le concept est plutôt encouragent mais il n'est réservé qu'à une partie en échange de l'expulsion de tous les autres !! Dans le parisien, les prix pour mettre en oeuvre cette idée est faramineux (à bon escient à mon sens) mais cela ne concerne qu'une infime partie ! Tout a ses limites, et là le ^roblème ne peut se gérer que de France, c'est au niveau Européen que se trouve les solutions!!!
    2
    Jeudi 19 Juillet 2007 à 12:28
    petit ruisseau fait grand fleuve
    Salut Dadidadou, D'abord, le prix pour mettre en oeuvre cette idée n'est pas si faramineux que ça. Le projet a coûté quelques 600.000 Euros, ce qui ne représente pas grand chose par tête de personne relogée. Autrement, 500.000 de ces 600.000 Euros ont été donnés par le Conseil régional, dans le cadre de son projet pour l'éradication des bidonvilles. Ce n'est pas non plus une charge énorme pour le contribuable francilien donc. J'ai commencé par ça parce que je n'ai pas lu le Parisien et je ne sais pas ce qu'ils y ont écrit. En ce qui concerne les limites dont tu parles, certes, il y a des limites à l'échelle d'une ville, puis d'autres à l'échelle de la France et encore d'autres à l'échelle de l'Europe. Mais finalement, les villes font la France, qui avec d'autres Etats fait l'Europe. Contrairement à ce qu'on croit, les limites n'abaissent pas quand on monte au niveau européen. L'Europe est certes plus riche qu'une ville ou qu'un Etat, mais pour qu'elle finance quelque chose, il faut que cette chose soit demandée par quelqu'un, généralement par des collectivités territoriales, des associations etc. Et c'est là que la demande manque, parce que les élus n'ont pas souvent envie de s'engager sur des pistes comme celle de Bagnolet. La preuve: Bagnolet a eu la moitié de la subvention de la région pour l'éradication des bidonvilles, parce qu'il n'y avait pas d'autres candidatures quand Bagnolet a postulé, alors que plein d'élus locaux se disent concernés par ce fléau. N'avaient-ils pas qu'à tenter de le résoudre comme Bagnolet? Comme Aubervilliers? Comme Lieusaint? Ce serait certes de pistes minces, mais prises ensemble elles ne le seraient pas autant. Et sur un plan un peu différent, beacoup de Rroms qui se trouvent dans des bidonvilles viennent de milieux ruraux où ils sont habitués à cultiver des terres peu fertiles et dans des conditions assez dures. Si des liens se créaient entre les municipalités d'Ile de France et celles de zones rurales en France pour que les Rroms qui le souhaitent (et il y en a un bon nombre, je le répète) puissent aller dans ces villages qui se désertifient, ça ce serait une bonne piste, bien meilleure, pour tout le monde. Mais ce qui fait défaut dans tout ça, c'est une véritable volonté politique, que nous essayons à notre niveau à faire surgir.
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