• Les présidents de La fondation Abbé Pierre, de Médecins du Monde et du Secours Catholique se sont fendus ensemble dans une tribune publiée à Libération, toujours suite à la Victoire de MdM en justice. Ils y tiennent: les juges ont interpellé l'Etat. Puis, les Rroms seraient majoritairement originaires de Roumanie et de Bulgarie, et ils seraient environ 15 à 20 000 venant de ces pays. On ne sait pas s'il y a eu des révélations dont nous, pas plus que le Vatican, ne serions au courant, ou bien si c'est le recensement annoncé par la préfecture du 93 qui serait pratiqué à l'échelle nationale et depuis suffisamment longtemps pour avoir de telles données.

    Curieusement, il n'y a cette fois-ci pas de référenxe aux "villages d'insertion". Mais "les initiés" auront compris: la signature du président de la Fondation Abbé Pierre même indirecte, est une référence. Curieux d'ailleurs que la tribune ne soit pas signé par Romeurope, ou bien d'autres associations qui composent ce collectif avec MdM, comme la Ligue des droits de l'Homme, le MRAP et bien d'autres... On n'y voit que la soutane et le stétoscope. Belle combinaison!

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  • Celui qui ne sait pas d’où il vient, ne sait pas où il va

     

    Or, savoir d’où on vient, se rappeler l’histoire, suffit-il pour améliorer le présent et l’avenir ?

    Il y a quatre jours seulement, le 22 avril 2009, environ 200 Rroms originaires de Roumanie ont été expulsés manu militari du terrain qu’ils occupaient à proximité immédiate de cette gare, devenue à juste titre un lieu de mémoire. Aucun ménagement pour Mme. E.C, enceinte, bousculée par les forces de l’ordre et le personnel de la fourrière Jean Jaurès venu enlever sa caravane. Ayant mentionné son état, elle a reçu comme réponse de l’employé de la fourrière : « je m’en fous, tu n’es pas enceinte de moi ». Aucun ménagement non plus pour Mme. E.B, sous dialyse, dont la caravane a aussi été enlevée. Tout ceci pour faire « propre » pour cette commémoration.

    Avons-nous oublié les différents sens de l’adjectif « propre » ? Si oui, ce n’est pas bon pour l’exercice de mémoire auquel nous nous livrons aujourd’hui.

    Avons-nous oublié qu’à Auschwitz, les Juifs déportés d’ici parce que nés Juifs, ont rencontré des Rroms, parce que nés Rroms ? Si oui, cet exercice de mémoire perd une bonne partie de sa finalité.

     

    N’OUBLIONS JAMAIS ! La déshumanisation d’humains mène droit au mur !

     

    La voix des Rroms - Centre Aver contre le racisme – Centre culturel gitan - Rromani Baxt - Ternikano Berno – Réseau solidarités roms

     


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  • Depuis 2006, dans le département de Seine-Saint-Denis existe un concept qui a été nommé depuis peu « village d’insertion pour les Roms ». Derrière ce vocabulaire béat, se cachent en effet des camps de semi-internement. Au nom du principe de la liberté et de la dignité humaine, l’association « La voix des Rroms » dénonce ce genre d’initiative et appelle toutes les autres associations, et notamment celles qui interviennent auprès des Rroms, à en faire de même. Pour informer le public sur ce sujet, l’association a créé un blog http://villagedinsertion.blogspot.com où figure entre autres un bref rapport envoyé aux institutions européennes des Droits de l’Homme sur ces dérives

     

    En automne 2006, une Maitrise d’œuvre urbaine et Sociale (MOUS) est mise en place dans la ville d’Aubervilliers au bénéfice de quelques familles rroms originaires de Roumanie. Il s’agit de l’installation de bungalows dans lesquels sont placées ces familles, suivies socialement par des associations agréées par la préfecture de Seine-Saint-Denis. Le même type de projet est mis en place un an plus tard à Saint-Denis, et en 2008 un autre à Saint-Ouen. A chaque fois, le même mode opératoire : une enquête sociale menée par Pact Arim, une sélection selon des critères annoncées par la sous-préfecture de Saint-Denis et pas vraiment respectés, et surtout environ 90% des personnes interviewées qui reçoivent des obligations de quitter le territoire français. Les 10% sélectionnés sont placés sous surveillance dans des lieux fermés, gardiennés 24h/24 et interdits d’accès à toute personne extérieure, que ce soit de leurs familles, à des amis et même à des médias.

    Il a fallu quelques mois aux gestionnaires de ces lieux pour trouver un nom à leur affaire. Ce fut « village d’insertion ». Or peut-on appeler « village » un lieu fermé, où le grand-père ne peut pas accueillir son petit-fils d’un an ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque la préfecture, partie prenante dans ces projets d’une durée prévue de trois ans, ne délivre pas de titre de séjour ni d’autorisation de travail aux personnes qu’elle prétend « insérer » ? Peut-on parler d’« insertion » lorsque ces personnes n’ont aucun contact avec l’extérieur ?

    « La voix des Rroms » et d’autres associations rroms de France ont alerté le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, l’Agence des Droits Fondamentaux de l’Union européenne et la Commission européenne, à qui ces associations ont adressé une note sur le traitement des Rroms en France à travers les « aires d’accueil pour les gens du voyage » et les « villages d’insertion pour les Rroms ». Cette note, ainsi que d’autres documents écrits et audiovisuels, sont disponibles sur le site http://www.villagedinsertion.blogspot.com

    « La voix des Rroms » lance un appel à la société civile, et notamment aux associations qui s’intéressent aux Rroms migrants à se positionner face à ce qui semble bien être une bombe à retardement. En ces temps de crise, la publicité trompeuse sur des prétendus « projets d’intégration des Rroms » risque en effet de donner naissance à une vague raciste comme celle que nous observons depuis deux ans en Italie. L’adage « qui ne dit mot consent » prend dès lors tout son sens.

    Ci-dessous, un débat TV entre le président de La voix des Rroms et le sous-préfet de Saint-Denis à ce sujet

     


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  • Hier soir, dans l'émission "Bouge la France", diffusée sur "Public Sénat", le responsable de l'association "Coup de main" se disait surpris que les Rroms se comportent comme n'importe quelle population, une fois qu'on leur a "fourni les conditions". Nous ne disserterons pas longtemps sur cette idée. D'ailleurs elle n'est pas la seule à mériter méditation.

     

     


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