Voici ce que vous pouvez lire sur le site du Figaro en ligne:
Soixante-douze
Roms d'origine roumaine, dont 22 enfants, ont été expulsés aujourd'hui
d'un bidonville installé sous l'autoroute A86 à Saint-Denis
(Seine-St-Denis) avant de se voir proposer une aide au retour
humanitaire, majoritairement acceptée, a-t-on appris auprès de la
préfecture.
Suite à un examen "au cas par cas" de leur situation, "47 adultes,
accompagnés de 16 enfants, ont souhaité bénéficier d'un rapatriement
volontaire" en Roumanie avec l'aide de l'Agence nationale de l'accueil
des étrangers et des migrations (ANAEM), indique le préfet Claude
Baland, sans préciser si les autres (trois adultes et six enfants)
faisaient l'objet d'un arrêté d'expulsion, et/ou avaient été placés en
centre de rétention.
Les Roms ayant accepté le retour se verront verser une aide de 153
euros par adulte et 46 euros par enfant à leur arrivée. "Un dispositif
spécial d'accueil sera mis en place" en Roumanie, garantit-il.
Etant sur place au moment où cette expulsion se déroulait, nous nous permettons de compléter un peu cette information dont la seule source est la préfecture:
1. Pas plus qu'à Bondy il y a quelques jours, IL N'Y A EU AUCUN EXAMEN AU CAS PAR CAS! Et pour cause, les policiers ont fait vite. Toute la zone était encerclée et même les véhicules ne pouvaient circuler à proximité.
2. PERSONNE N'A SOUHAITE BENEFICIER DU RAPATRIEMENT VOLONTAIRE, et pour cause, ils ont du laisser sur place quasiment tout. Les caravanes ont été mises en fourrière, comme on le voit sur la photo. Les policiers et l'ANAEM ont menacé, comme cela devient d'usage: soit vous acceptez l'aide au retour, soit on vous embarque.
3. n enfant s'est retrouvé tout seul, ses parents ont "souhaité bénéficier du rapatriement volontaire". Voilà combien il a été volontaire, le retour. L'association Parada était aussi présente, elle avait commencé un travail sur la scolarisation et beaucoup d'enfants espéraient pouvoir aller à l'école. Mais voilà, "rapatriement volontaire" oblige, ils ne pourront pas!
Il faut du chiffre, alors on fait du chiffre. Dans 2-3 jours, nous reverrons ces Rroms revenir en France, et on aura plus de détails sur la manière dont les choses se sont déroulées. A Saint-Etienne, c'est la même chose, "rapatriement volontaire". On peut alors se demander pourquoi la police a catégoriquement interdit à toutes les personnes sur place, associatifs ou journalistes, de s'approcher des VOLONTARISTES AUX RETTOUR. Ca ressemble un peu aux personnes qu'on suicide...