Nous relayons ici un appel du collectif contre l'immigration jetable, qui nous interpelle notamment avec cette phrase: "Un pays se juge à la façon dont il accueille les étrangers sur son
sol !". En effet, et c'est vrai aussi pour les environ un demi million de Rroms français, que la France a baptisé "gens du voyage" et à qui elle applique un régime d'exception, assez proche de celui des étrangers. L'appellation même "gens du voyage" convoie l'idée de gens qui sont là provisoirement, qu'ils partiront quelque part, même si cela fait bientôt 7 siècles qu'ils sont en France! A titre d'exemple, ils n'ont le droit de vote qu'après 3 ans de résidence ininterrompue sur une commune, alors que tous les autres Français ont ce droit au bout de 6 mois de résidence. Ce n'est qu'une des discriminations instituées par la loi à leur égard; il y en a d'autres qui tiennent à toutes sortes de réglementations et de pratiques administratives.
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Uni(e)s contre une immigration
jetable
Rassemblement
devant l'Assemblée Nationale
contre le nième projet de loi sur
l'immigration
Mardi 18 sept - 18 heures / place
Pdt Edouard Herriot
(métro Assemblée
nationale)
Le Gouvernement de M. Sarkozy soumet le 18
septembre à la discussion de l'Assemblée nationale un nouveau projet de loi
relatif à « a maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile
».
Durant la précédente législature trois lois ont déjà été votées, 26
novembre 2003 sur l'immigration, 10 décembre 2003 sur le droit d'asile et enfin
le 24 juillet 2006 sur le Code de l'entrée et du séjour des étrangers en France
et du droit d'asile (CESEDA). En 4 ans, la procédure de regroupement familial a
ainsi été modifiée par deux lois, mais aussi par deux décrets (17 mars 2005 et 8
déc. 2006), trois circulaires (17 janv. 2006, 27 déc. 2006 et 22 fév. 2007) et
un arrêté (28 sept. 2006).
Le présent projet restreint encore le droit
des étrangers !
En ce qui concerne le regroupement familial, il
institue notamment un contrôle préalable de la connaissance de la langue
française, l'obligation pour obtenir une carte de séjour de retourner dans le
pays d'origine pour déposer la demande (même si la personne est rentrée
légalement en France avec par exemple un visa touristique), il permet
d'augmenter le niveau de ressources nécessaires jusqu'à 1,2 fois le SMIC, il
renforce les menaces de suspension des allocations familiales via un nouveau «
contrat d'accueil et d'intégration » familial....
En ce qui concerne le
droit d'asile, il tire les conséquences de la création du ministère de Monsieur
Hortefeux au triste nom de « ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de
l'Identité nationale et du Codéveloppement » en soumettant l'OFPRA, chargé de
gérer le droit d'asile, à la politique de l'immigration.
Ainsi les lois
récentes vont dans le même sens : restreindre le regroupement familial -
immigration prétendument « subie » -, sélectionner l'entrée de travailleurs en
fonction des besoins du marché de travail et les jeter dès qu'ils ne sont plus
nécessaires - immigration dite « choisie » - et enfin restreindre l'exercice du
droit d'asile. Mais cette diarrhée législative, alors même que les précédentes
lois n'ont pas été mises complètement en œuvre, conduit légitimement à se poser
la question des motivations réelles du gouvernement : la répétition des réformes
ne vise-t-elle pas davantage à flatter les réflexes racistes et xénophobes dans
la population et à exacerber la division des salariés qu'à actualiser le droit
?
Un pays se juge à la façon dont il accueille les étrangers sur son
sol !
Alors que se multiplient les contrôles policiers dans les
entreprises et jusqu'aux domiciles, les rafles dans la rue, alors que des
familles sont séparées par les expulsions, ne restons pas sans réagir
!
VENEZ, FAITES VENIR VOS
AMIS à l'ASSEMBLEE NATIONALE
mardi 18 septembre à 18
heures
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http://www.contreimmigrationjetable.org/article.php3?id_article=813