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Nous sommes un certain nombre de Rroms qui avons pris l'initiative de parler un peu de nous mêmes. Non pas parce qu'on ne parle pas assez de nous, mais parce que... souvent ce sont les autres qui le font à notre place. Alors, on s'est dit que ce serait peut-être plus normal que nous-mêmes on s'exprime un peu plus. Voilà tout. Nous avons créé l'association "La voix des Rroms" en 2005, puis lancé ce blog en mai 2006, pour vous tenir informés et dialoguer avec vous. Alors, nous vous souhaitons bonne lecture et surtout, n'hésitez pas à nous poser des questions, nous faire des suggestions ou des critiques.
Nous sommes aussi engagés dans différentes associations et intervenons souvent auprès du public sur des sujets concernant les Rroms, en France et en Europe. Si vous avez une demande en ce sens, n'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lavoixdesrroms@gmail.com
Vous pouvez écouter notre émission "La voix des Rroms" le troisième dimanche de chaque mois à 13h15 sur "Fréquence Protestante" 100.7
Et pour ceux qui sont un peu pressés, voici ce que vous avez toujours voulu savoir sur nous, sans oser nous le demander Qui sont les Rroms ?
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Les Rroms sont un peuple d'origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en Inde du Nord, il y a environ 800 ans.
Ils sont aujourd'hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre continent. Parvenus en Europe par l'Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont installés d'abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l'Europe occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et la Bulgarie.
Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits "orientaux" (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France ~ 4%) et en Kalés (ou Gitans ~10%), en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne ~ 0,5%) - sans compter divers groupes de moindre importance numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen, ils sont aujourd'hui sédentaires à 96%.
Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n'a jamais eu de revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont environ un demi-million en France.
Etre Rrom est une valeur positive indiscutable,
tout comme être Chinois, Argentin ou Français![]()
Et les Tsiganes alors ?
Le mot 'Tsigane' vient du grec Atsinganos; c'était le nom d'une secte qui a disparu au XIème siècle: bien avant l'arrivée des Rroms dans l'Empire byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact physique avec tous les autres, qu'ils considéraient impurs. Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos ("non touchés", mais ceci dans un sens très différent de la notion d'intouchable en Inde). Quand les Rroms arrivèrent à leur tour, venant d'Asie et gardant une certaine distance, les prirent pour un nouveau contingent de cette secte.
A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d'Europe furent diversement appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains en vieux-français)...
A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre ~ la liste est sans fin), ce mot de Tsigane n'a pas de définition réelle. Plusieurs groupes en effet, qui n'ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l'occasion appelés Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les Yéniches (germaniques), les Egyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás - à l'origine Roumains du sud de la Serbie) et bien d'autres, jusqu'aux pillards de la guerre de Bosnie... Dans l'esprit de la pratique désormais universelle, le 1er Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour le désigner. On utilise parfois en France le terme "Rroms, Gitans et Manouches" pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.
De leur arrivée en Moldavie et Valachie au XIV siècle et jusqu'en 1856 les Rroms furent réduits en esclavage - et donc largement sédentaires. A peine 4 % de la population globale des Rroms (environ 15 millions) sont nomades. Ils n'ont jamais été nomades par culture, mais par nécessité : Pendant des siècles, ils ont été chassés de pays en pays, presque partout en Europe, sous peine des pires sanctions, y compris la peine de mort, parce que nés Rroms.... Ils tentaient donc de fuir violences et discriminations avec l'espoir de trouver un pays plus accueillant... Les gouvernements et les Parlements s'empressaient de promulguer des lois à leur encontre. Les états allemands à eux seuls ont voté cent quarante huit lois et décrets les concernant entre 1416 et 1774 ! Dans l'Espagne du 16ème siècle, tout Rrom (Gitan, en ce pays) surpris en train de parler sa langue maternelle était puni de mutilation... ce qui explique que le rromani s'y transforma en ce qu'on appelle le « Kaló », un idiome en fait plus espagnol que rromani...
Repoussés systématiquement, les Rroms d'Europe occidentale ont dû développer des moyens de subsistance adaptés à ce genre de vie : travaux agricoles saisonniers, travaux de réparation notamment de chaudronnerie, vannerie, voyance, maquignonnage, petit commerce ambulant... compatible avec la mobilité, dont certains sont aujourd'hui très fiers et qui constitue un Droit de l'Homme reconnu et pour l'exercice duquel tous les Rroms se battent.
C'est la langue des Rroms ! Elle est indiscutablement indienne et proche du hindi, langue de l'Inde. Son vocabulaire et sa grammaire de base sont indiens aux trois quarts. Le reste est constitué de vocabulaire emprunté principalement au persan, au grec et ensuite aux langues européennes de contact. Malgré sa prétendue diversité dialectale, le rromani est une seule et même langue et les Rroms de Russie, d'Albanie, de Grèce etc. peuvent très facilement communiquer entre eux en rromani - à la seule condition de ne pas l'avoir oublié...
Ecrit depuis le début du 20ème siècle dans des alphabets différents selon les pays, le rromani dispose depuis 1990 d'une écriture commune laquelle permet notamment une meilleure diffusion de la littérature rrom. Dans certains pays, comme la Roumanie, il est enseigné à l'école et, en France, l'INALCO dispense une formation complète en langue et civilisation des Rroms.
Rrom et Roumain, est-ce la même chose ?
Les Rroms sont un peuple européen d'origine indienne, réparti dans l'ensemble de l'Europe et au-delà. Les Roumains sont un peuple de 30 millions d'âmes vivant en Roumanie, en République de Moldavie et dans quelques régions voisines. Leur langue, le roumain, est une langue néo-latine.
Le mot « Rrom» vient du sanskrit « Ḍomba», qui signifiait "artiste, artisan, qui crée de son esprit, de ses mains", alors que « Roumain » vient du nom de la ville de Rome.
Il s'agit donc de deux peuples distincts ayant des origines, langues et cultures différentes. Certes, la Roumanie compte le nombre le plus important de Rroms - près de deux millions, mais c'est un hasard : tous les Rroms ne sont pas Roumains et tous les Roumains ne sont pas Rroms
En rromani, ce mot veut dire veut dire « meurtre collectif total », et il désigne le Génocide du peuple des Rroms, Sintés et Kalés pendant la Seconde Guerre Mondiale.
N'oublions jamais, alors même que les historiens et les medias passent encore trop souvent cette tragédie sous silence, que la population rrom en Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre 1933 et 1945. Les Nazis et leurs alliés de tous les pays ont persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé, fusillé, et finalement gazé les Rroms dans les camps de la mort ou dans les bois. Etaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins un arrière grand parent rrom. Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à l'extermination (voir l'ordonnance d'Himmler de 1938) car quoique « aryens » ils étaient considérés par les nazis comme des parias, asociaux, « de sang métissé », donc dangereux pour le "sang pur allemand". Il ne faut pas oublier, au-delà des morts, tous les Rroms restés orphelins, veufs et veuves, stérilisés, traumatisés à vie dans leur corps et leur esprit par la folie nazie.
En 1997, le président des Etats-Unis Bill Clinton a choisi le professeur Ian Hancock, un intellectuel rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust Memorial Council en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des dix-sept ans d'existence de ce Conseil, c'était la deuxième fois seulement qu'un représentant rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le composent. Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de guerre nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue. Pourquoi ?????
On vient de commémorer le 60ème anniversaire de la libération des camps nazis, et cependant, la population rromani attend toujours que le monde reconnaisse son martyre sous le régime nazi.
Jusqu'à nos jours, seules les victimes rroms de nationalité allemande ont reçu des « réparations » financières et sur le plan de l'histoire, presque rien n'est fait pour la reconnaissance du Samudaripen.
Le saviez-vous ?
Qu'ont en commun Django Reinhardt, Matéo Maximoff, Yul Brynner, Serge Poliakoff, Otto Müller, Camarón... ? Ils étaient Rroms !
A quoi correspond le 8 avril - journé mondiale des Rroms?
Le 8 avril est une vieille fête des Rroms de Transylvanie - le "jour des chevaux" (sortie festive des abris d'hiver avec les chevaux ornés de guirlandes) mais elle a pris une nouvelle dimension plus récemment et beaucoup de Rroms de par le monde la célèbrent désormais comme la date du premier congrès mondial des Rroms en 1971. En ce jour important pour le peuple rrom, une pensée va tout naturelle-ment aux victimes du Samudaripen, déportés et tués parce qu'ils étaient nés Rroms. Pour que ce chapitre ignoble de l'Histoire ne se répète plus jamais, nous pensons qu'il est important que tous se rapprochent pour mieux se connaître. Si la mère du racisme est l'ignorance, son père est l'égoïsme, et c'est donc en faisant la connaissance de la culture rrom que la méfiance, l'hostilité, la haine et le mépris vis-à-vis des Rroms finiront par devenir un simple sujet d'étude pour les historiens...
SI MAN JEKH SUNO - aurait dit Martin Luther King
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Un article du Courrier international qui traite du racisme en Slovaquie apporte une lumière supplémentaire dans le traitement de ce mal social. Si "la discrimination raciale a fini par être éradiquée de la sphère publique dans la plupart des pays ... elle continue à sévir dans le privé, où elle est beaucoup plus difficile à détecter." C'est le dénominateur commun un peu partout en Europe Centrale et Orientale (on ne pourrait pas dire autant en France, où le racisme de rue continue et où des législations discriminatoires demeurent et sont même multipliées). Le ministre de l'intérieur slovaque, lui, considère que le problème des skinheads est une question de communication: moins les médias en parleront, moins les skinheads taperont. Il faut pouvoir suivre pour comprendre... et surtout, ramenez ça à la France: "Délinquance: la route des Roms" était le titre d'une émission "C dans l'air" en 2005. Là, on ne peut pas dire que c'était la sphère privée, l'émission étant diffusée par la chaîne publique à vocation pédagogique et libre d'utilisation en classe...
Source: COURRIER INTERNATIONAL
Publié par voxrromorum à 20:52:17 dans Racisme | Commentaires (0) | Permaliens
Selection primo : Documents/europe | Hongrie : la peste brune de retour Bernadette Capdevielle |
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Hongrie : la peste brune est de retour Budapest : création d'une milice d'extrême droite aux couleurs des Croix fléchées, les fascistes hongrois La nouvelle est inquiétante. En Hongrie, un parti fascisant a créé une milice. Elle affiche ses couleurs : celles des Croix fléchées, soutiens actifs de la politique hitlérienne. Des criminels un instant au pouvoir. Se livrant aux pires exactions durant toute la période de la seconde guerre mondiale. Et, à l'automne 1945, au « massacre méticuleux des Juifs de Budapest » ![]() Un
symbole douloureux ressurgit du passé
Au début du mois août, des Hongrois Juifs ont demandé au gouvernement de dissoudre ce groupe. Le 24 août, lors d'une conférence de presse, ce fut au tour du Premier Ministre, Ferenc Gyurcsány, d'exprimer publiquement son inquiétude : « Nous devons agir avec une prudence toute particulière dès lors que la Hongrie est menacée de devenir un lieu où les préjugés et la peur sévissent et où la peur règne à la place de la paix et de l'entente » Le lendemain il étaient mille, davantage peut-être, dans les rues de Budapest. Para-militaires entourés de leurs sympathisants. Avec leurs drapeaux striés de rouge et de blanc. Avec leurs uniformes si semblables à ceux des fascistes hongrois des années 40. Magyar Gárda. Milice armée, néo-nazis défilant en Europe. C'est Lajos Für, ancien ministre de la défense, qui a remis à chaque membre son certificat d'adhésion. Aucune place n'a été laissée à l'improvisation. Le Jobbik, parti antisémite, anti-Rom et homophobe dont est issu ce commando, n'a aucun siège au Parlement. Mais il bénéficie du soutien tacite de Viktor Orbán, ancien Premier Ministre, chef de file du Fidesz, l'opposition (de droite) hongroise qui feint de n'y voir qu'un simple mouvement « civique ». Ignorer le danger pour mieux lui laisser place ? Complaisance électoraliste ou affinités ? À ce stade, les nuances sont infimes. Au-delà des clivages politiques, des voix s'élèvent pour dénoncer la création de cette milice. Voix juives et tziganes essentiellement. Le refus s'exprime, mais il n'est pas homogène. Et, entre refus et acceptation, tous ceux qui ont choisi le silence. Nombreux, si nombreux. La Hongrie ne renie pas son passé. Saura-t-elle en combattre les résurgences ? Sur les rives du Danube sont sculptées des chaussures de bronze. Sur le quai du Danube côté Pest, pour que perdure la mémoire des milliers de Juifs hongrois qui furent assassinés et jetés dans le fleuve par les Croix fléchées. Qu'en savent les promeneurs, quelles pensées leurs viennent en les regardant ? La Hongrie ne renie pas ses crimes. À la fois « menacée de devenir un lieu où les préjugés et la peur sévissent », et pays où on lutte contre ces préjugés. Elle est le seul état à avoir élu au Parlement Européen des députés Roms*. Les courants haineux qui la traversent sont présents dans toute l'Europe. Saurons-nous les combattre ? On
s'habitue à tout Bernadette Capdevielle © Primo, 30 Août 2007 * Lívia Járóka et Viktória Mohácsi SOURCES : Le Figaro, Courrier international, Jerusalem Post, La Croix, L'Humanité | ||
Publié par voxrromorum à 22:37:35 dans Racisme | Commentaires (0) | Permaliens
| Droits de l'homme - 29-08-2007 - 15:29 source: site web du Parlement européen |

Publié par voxrromorum à 00:01:48 dans Racisme | Commentaires (0) | Permaliens
Sur le site fenetreeurope.com on a appris la mort d'un jeune rrom de 17 ans, qui a succombé aux coups de quatre hooligans dans la ville de Samokov, en Bulgarie. Un millier de Rroms ont protesté le 22 août pour manifester leur colère. Les partis nationalistes bulgares créent même des milices chargées de s'occuper des Rroms. L'article rapporte aussi des échauffourées entre des paysans hongrois et Rroms en Roumanie. Vous pouvez trouver cet article ICI .
On se demande jusqu'où ça peut aller. Une chose est sûre, si on ne s'en occupe pas, on risque bien de voir exploser de véritables guerres. Lors des émeutes qui ont suivi l'effondrement des pyramides financières en Albanie en 1997, quand des bandes armées avaient pris le contrôle du pays, tout un quartier rrom du village Levan était menacé. A la guerre, comme à la guerre, les Rroms se sont armés eux-aussi et se sont défendus. Plus d'une dizaine sont morts les armes à la main, pour protéger leurs vies et celles de leurs enfants. C'était la guerre, il n'y avait plus de police, et donc c'était le seul choix. Si cette montée de racisme violent continue, il n'est pas impossible de voir des milices rroms aussi se mettre en place... et ce sera bien dommage car les institutions sont quand-même là. Et là, elles interviendront peut-être... pour écraser un peu plus les Rroms qui essairaient de se défendre?
Publié par voxrromorum à 01:38:13 dans Racisme | Commentaires (2) | Permaliens
BELGRADE Fehmija Bajrami, un Rrom de 45
ans, a été attaqué jeudi dernier dans la
soirée à Zemun, banlieue belgradoise. Selon les déclarations de témoins occulaires, l'incident a eu lieu vers
22 heures. Trois homes ont mis M. Bajrami à terre et l'ont
frappé avec des chaînes métalliques.
Souffrant de ces blessures, la victime a été transférée à la clinique de
Beanijska Kosa. Ses voisins disent que des attaques sur des Rroms de Zemun
sont fréquentes. La police de Belgrade a enregistré cinq attaques visant des Rroms
durant la seule semaine dernière. Toujours jeudi dernier, un peu avant cet
incident, la police de Belgrade avait
identifié des personnes suspectéss d'avoir agressé un groupe de jeunes rroms le
11 août à la Nouvelle Belgrade.
Cinq personnes, âgées de 17 à 21 ans font l'objet d'une enquête pour des violences corporelles graves à motivation raciste, religieuse et ethnique. Dans la nuit du 10 au 11 août, les suspects, après s'être enivrés dans un parc de la Nouvelle Belgrade, se sont rendus dans un quartier rrom à proximité où l'un d'entre eux a mis le feux à une cabane habitée par M. Sava I.. Ensuite ils sont allés vers un immeuble à proximité d'où ils se sont mis à crier des insultes contre les Rroms qui étaient sortis pour voir ce qui se passait.
Selon un rapport de la police, un groupe rrom, parmi lesquels l'habitant de la cabane brûlée, se sont mis à la poursuite de leurs agresseurs. Une bagarre s'est enclenchée lorsqu'ils les ont attrapés, pendant laquelle M. Sava a subi des blessures très graves.
Dans l'édition d'hier, le journal "Le Monde" publiait un article sur les Rroms de Serbie qui traversent la frontière et demandent l'asile politique en Roumanie. Les personnes interrogées, notamment des policiers roumains, ont leurs explications face à ce phénomène: il fait maintenant rendre l'ascenseur aux "ex-yougoslaves" qui ont accueilli en premier les réfugiés roumains de l'époque de Ceausescu, ou encore ce sont des Rroms qui ont été rapatriés d'Allemagne et en entrant en Roumanie ils peuvent obtenir le droit de circuler dans l'espace Schengen pendant 90 jours, suffisants pour retourner en Allemagne... L'un comme l'autre peuvent bien être vrais, mais à la base, il y a surtout ce genre d'événements, qui met les gens devant l'alternative: se battre ou partir. L'alternative devant laquelle se sont trouvés et se trouvent toujours tous les réfugiés.
Publié par voxrromorum à 15:32:28 dans Racisme | Commentaires (0) | Permaliens
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