Bonjour et bienvenue sur notre blog D'abord, notez bien que la publicité qui paraît sur cette page (en haut du titre et sous le dernier billet) est la partie désagréable de la gratuité pour l'hébérgement. Evidemment, elle est automatique et en tant que rédacteurs, nous n'avons aucun moyen de contrôle dessus. En revanche, nous sommes fiers de notre partenariat avec le moteur de recherche solidaire hooseek.com et vous le recommandons de tout coeur. Grâce à hooseek, vous pouvez nous soutenir sans aucun effort, juste en faisant vos recherches sur internet. Cliquer sur le logo ci-dessous et découvrez le moteur de recherche solidaire qui aide les associations. Faites-en votre moteur de recherche favori, non seulement vous ne serez pas déçus, mais vous aurez fait aussi un acte citoyen.

Nous sommes un certain nombre de Rroms qui avons pris l'initiative de parler un peu de nous mêmes. Non pas parce qu'on ne parle pas assez de nous, mais parce que... souvent ce sont les autres qui le font à notre place. Alors, on s'est dit que ce serait peut-être plus normal que nous-mêmes on s'exprime un peu plus. Voilà tout. Nous avons créé l'association "La voix des Rroms" en 2005, puis lancé ce blog en mai 2006, pour vous tenir informés et dialoguer avec vous. Alors, nous vous souhaitons bonne lecture et surtout, n'hésitez pas à nous poser des questions, nous faire des suggestions ou des critiques.
Nous sommes aussi engagés dans différentes associations et intervenons souvent auprès du public sur des sujets concernant les Rroms, en France et en Europe. Si vous avez une demande en ce sens, n'hésitez pas à nous écrire à l'adresse lavoixdesrroms@gmail.com
Vous pouvez écouter notre émission "La voix des Rroms" le troisième dimanche de chaque mois à 13h15 sur "Fréquence Protestante" 100.7
Et pour ceux qui sont un peu pressés, voici ce que vous avez toujours voulu savoir sur nous, sans oser nous le demander Qui sont les Rroms ?
Association avec BIG-annuaire
VOTER POUR NOTRE BLOG
Les Rroms sont un peuple d'origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en Inde du Nord, il y a environ 800 ans.
Ils sont aujourd'hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre continent. Parvenus en Europe par l'Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont installés d'abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l'Europe occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et la Bulgarie.
Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits "orientaux" (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France ~ 4%) et en Kalés (ou Gitans ~10%), en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne ~ 0,5%) - sans compter divers groupes de moindre importance numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen, ils sont aujourd'hui sédentaires à 96%.
Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n'a jamais eu de revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont environ un demi-million en France.
Etre Rrom est une valeur positive indiscutable,
tout comme être Chinois, Argentin ou Français![]()
Et les Tsiganes alors ?
Le mot 'Tsigane' vient du grec Atsinganos; c'était le nom d'une secte qui a disparu au XIème siècle: bien avant l'arrivée des Rroms dans l'Empire byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact physique avec tous les autres, qu'ils considéraient impurs. Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos ("non touchés", mais ceci dans un sens très différent de la notion d'intouchable en Inde). Quand les Rroms arrivèrent à leur tour, venant d'Asie et gardant une certaine distance, les prirent pour un nouveau contingent de cette secte.
A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d'Europe furent diversement appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains en vieux-français)...
A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre ~ la liste est sans fin), ce mot de Tsigane n'a pas de définition réelle. Plusieurs groupes en effet, qui n'ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l'occasion appelés Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les Yéniches (germaniques), les Egyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás - à l'origine Roumains du sud de la Serbie) et bien d'autres, jusqu'aux pillards de la guerre de Bosnie... Dans l'esprit de la pratique désormais universelle, le 1er Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour le désigner. On utilise parfois en France le terme "Rroms, Gitans et Manouches" pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.
De leur arrivée en Moldavie et Valachie au XIV siècle et jusqu'en 1856 les Rroms furent réduits en esclavage - et donc largement sédentaires. A peine 4 % de la population globale des Rroms (environ 15 millions) sont nomades. Ils n'ont jamais été nomades par culture, mais par nécessité : Pendant des siècles, ils ont été chassés de pays en pays, presque partout en Europe, sous peine des pires sanctions, y compris la peine de mort, parce que nés Rroms.... Ils tentaient donc de fuir violences et discriminations avec l'espoir de trouver un pays plus accueillant... Les gouvernements et les Parlements s'empressaient de promulguer des lois à leur encontre. Les états allemands à eux seuls ont voté cent quarante huit lois et décrets les concernant entre 1416 et 1774 ! Dans l'Espagne du 16ème siècle, tout Rrom (Gitan, en ce pays) surpris en train de parler sa langue maternelle était puni de mutilation... ce qui explique que le rromani s'y transforma en ce qu'on appelle le « Kaló », un idiome en fait plus espagnol que rromani...
Repoussés systématiquement, les Rroms d'Europe occidentale ont dû développer des moyens de subsistance adaptés à ce genre de vie : travaux agricoles saisonniers, travaux de réparation notamment de chaudronnerie, vannerie, voyance, maquignonnage, petit commerce ambulant... compatible avec la mobilité, dont certains sont aujourd'hui très fiers et qui constitue un Droit de l'Homme reconnu et pour l'exercice duquel tous les Rroms se battent.
C'est la langue des Rroms ! Elle est indiscutablement indienne et proche du hindi, langue de l'Inde. Son vocabulaire et sa grammaire de base sont indiens aux trois quarts. Le reste est constitué de vocabulaire emprunté principalement au persan, au grec et ensuite aux langues européennes de contact. Malgré sa prétendue diversité dialectale, le rromani est une seule et même langue et les Rroms de Russie, d'Albanie, de Grèce etc. peuvent très facilement communiquer entre eux en rromani - à la seule condition de ne pas l'avoir oublié...
Ecrit depuis le début du 20ème siècle dans des alphabets différents selon les pays, le rromani dispose depuis 1990 d'une écriture commune laquelle permet notamment une meilleure diffusion de la littérature rrom. Dans certains pays, comme la Roumanie, il est enseigné à l'école et, en France, l'INALCO dispense une formation complète en langue et civilisation des Rroms.
Rrom et Roumain, est-ce la même chose ?
Les Rroms sont un peuple européen d'origine indienne, réparti dans l'ensemble de l'Europe et au-delà. Les Roumains sont un peuple de 30 millions d'âmes vivant en Roumanie, en République de Moldavie et dans quelques régions voisines. Leur langue, le roumain, est une langue néo-latine.
Le mot « Rrom» vient du sanskrit « Ḍomba», qui signifiait "artiste, artisan, qui crée de son esprit, de ses mains", alors que « Roumain » vient du nom de la ville de Rome.
Il s'agit donc de deux peuples distincts ayant des origines, langues et cultures différentes. Certes, la Roumanie compte le nombre le plus important de Rroms - près de deux millions, mais c'est un hasard : tous les Rroms ne sont pas Roumains et tous les Roumains ne sont pas Rroms
En rromani, ce mot veut dire veut dire « meurtre collectif total », et il désigne le Génocide du peuple des Rroms, Sintés et Kalés pendant la Seconde Guerre Mondiale.
N'oublions jamais, alors même que les historiens et les medias passent encore trop souvent cette tragédie sous silence, que la population rrom en Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre 1933 et 1945. Les Nazis et leurs alliés de tous les pays ont persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé, fusillé, et finalement gazé les Rroms dans les camps de la mort ou dans les bois. Etaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins un arrière grand parent rrom. Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à l'extermination (voir l'ordonnance d'Himmler de 1938) car quoique « aryens » ils étaient considérés par les nazis comme des parias, asociaux, « de sang métissé », donc dangereux pour le "sang pur allemand". Il ne faut pas oublier, au-delà des morts, tous les Rroms restés orphelins, veufs et veuves, stérilisés, traumatisés à vie dans leur corps et leur esprit par la folie nazie.
En 1997, le président des Etats-Unis Bill Clinton a choisi le professeur Ian Hancock, un intellectuel rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust Memorial Council en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des dix-sept ans d'existence de ce Conseil, c'était la deuxième fois seulement qu'un représentant rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le composent. Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de guerre nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue. Pourquoi ?????
On vient de commémorer le 60ème anniversaire de la libération des camps nazis, et cependant, la population rromani attend toujours que le monde reconnaisse son martyre sous le régime nazi.
Jusqu'à nos jours, seules les victimes rroms de nationalité allemande ont reçu des « réparations » financières et sur le plan de l'histoire, presque rien n'est fait pour la reconnaissance du Samudaripen.
Le saviez-vous ?
Qu'ont en commun Django Reinhardt, Matéo Maximoff, Yul Brynner, Serge Poliakoff, Otto Müller, Camarón... ? Ils étaient Rroms !
A quoi correspond le 8 avril - journé mondiale des Rroms?
Le 8 avril est une vieille fête des Rroms de Transylvanie - le "jour des chevaux" (sortie festive des abris d'hiver avec les chevaux ornés de guirlandes) mais elle a pris une nouvelle dimension plus récemment et beaucoup de Rroms de par le monde la célèbrent désormais comme la date du premier congrès mondial des Rroms en 1971. En ce jour important pour le peuple rrom, une pensée va tout naturelle-ment aux victimes du Samudaripen, déportés et tués parce qu'ils étaient nés Rroms. Pour que ce chapitre ignoble de l'Histoire ne se répète plus jamais, nous pensons qu'il est important que tous se rapprochent pour mieux se connaître. Si la mère du racisme est l'ignorance, son père est l'égoïsme, et c'est donc en faisant la connaissance de la culture rrom que la méfiance, l'hostilité, la haine et le mépris vis-à-vis des Rroms finiront par devenir un simple sujet d'étude pour les historiens...
SI MAN JEKH SUNO - aurait dit Martin Luther King
Depuis le 24-05-2006 :
176357 visiteurs
Depuis le début du mois :
12305 visiteurs
Billets :
302 billets
Une dépêche AFP reprise par le journal Le Monde informe qu'après la mort de quatre enfants rroms suite à un incendie, l'Italie a été inscrite "parmi les 14 pays de l'UE qui maintiennent des discriminations envers leurs habitants en raison de leur race ou de leur origine ethnique". Ces 14 pays membres de l'UE sont: l'Espagne, la Suède, la République tchèque, l'Estonie, la France, l'Irlande, le Royaume-Uni, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, la Pologne, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie. Vous constatez donc que la France y figure aussi, alors que la Roumanie, la Hongrie, ou encore la Bulgarie n'y sont pas. Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de discrimination, évidemment, mais ça veut dire aussi que, parmi les membres de l'UE, les meilleurs élèves en matière d'égalité ne sont pas forcément ce qu'on croit.
En France aussi, il y a eu des malheurs comme ça. Heureusement, pas 4 morts d'un coup, mais il y en a eu, par exemple à Lyon, deux petites filles mortes dans un incendie, il y a 2 ans. Et des incendies sans victimes, il y en a régulièrement. Le dernier en date est celui d'Aubervilliers, mais on n'a entendu parler dans les médias que de l'interruption du service du RER, et non pas des caravanes brûlées avec tout ce qu'il y avait dedans et des gens qui se sont trouvés dans la rue. C'était certes gênant pour les voyageurs de ne pas pouvoir rentrer chez eux et d'être bloqués pendant quelques heures à Gare du Nord ou sur les voies, la preuve en est que la SNCF les a indemnisés, et il le fallait bien. Quant à ceux qui se trouvent sans rien, dehors... NO COMMENT!
En Italie, les parents des victimes passeront devant le juge pour non assistance à personne en danger... NO COMMENT là non plus!
Nous ne pensons pas que ce soit en raison de cet incendie que l'Italie a été mise sur la liste des pays soupçonnés de discrimination. Dans tous les cas, il semble que cette tragédie ait bien semé la pagaille. Droite contre gauche, pouvoir central contre collectivités territoriales, chacun rejette la faute à l'autre. Une table ronde au niveau national est demandée pour trouver une solution à cette situation que l'Italie juge nouvelle et à laquelle elle ne serait pas préparée. Un argument comme un autre, qui vaut ce qu'il vaut. En attendant, l'Italie et les 13 autres pays membres de l'UE qui, selon l'avis de l'UE maintiennent des discriminations raciales, sont "sommés par Bruxelles de répondre avant le 27 août, faute de quoi ils seront passibles de sanctions financières".
Les chiffres des Rroms d'Europe Centrale et Orientale entrés en Italie récemment paraissent gonflés (la dépêche parle de 60.000), mais ce n'est pas l'essentiel. Ce chiffre pourrait comprendre aussi les réfugiés politiques (et il y en a un certain nombre, d'ex-Yougoslavie) et les immigrés en situation régulière ayant des conditions de vie normales. L'essentiel est certainement ailleurs: Est-ce que oui ou non la Roumanie fait partie de l'UE? Est-ce que oui ou non les Rroms roumains, comme tous les autres citoyens roumains peuvent être considérés comme tels, notamment avec un droit au travail qui soit effectif, même si pendant une première période de transition il n'est que partiel (seulement quelques secteurs sont "ouverts"), est-ce que oui ou non les enfants des familles qui migrent ont le droit d'être scolarisés dans le pays où leurs parents désirent s'installer ou résider un certain temps, comme il est reconnu par la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, est-ce que oui ou non ils peuvent accéder à ces droits, somme toute basiques, pour qu'ils aient un toit à eux, et pour qu'ils ne crèvent pas dans des incendies de bidonvilles insalubres, desquelles, même s'ils survivent, ils ne sortiront jamais indemnes, ou en tout cas, jamais des citoyens européens?
Telle est la question, et elle se pose de la même manière ici en France. A un moment donné il faudra bien se rendre compte de la réalité, prendre la question à bras le corps et la traiter dans son ensemble, au lieu d'essayer de faire du bricolage à droite et à gauche. Plus que de l'immédiat de quelques personnes dans telle ou telle ville de tel ou tel pays, il s'agit de l'Europe de demain! Et ça, ça dépasse les gueguerres politiciennes du moment! Les politiciens d'aujourd'hui, qu'ils soient en Italie, en France ou ailleurs, demain ne seront plus là. Certains prendront leur retraite, d'autres trouveront une autre vocation, d'autres encore pourront être condamnés par la justice pour Dieu sait quelle affaire... mais nous, nous serons là! Réflechissons et agissons aujourd'hui, pour continuer à exister encore demain. Si nous ne pouvons pas agir, au moins réfléchissons, et réfléchissons la tête froide
Pour lire la dépêche de l'AFP, CLIQUEZ ICI
Publié par voxrromorum à 00:43:23 dans Les Rroms et les autorités | Commentaires (1) | Permaliens
Pour la Nème fois, les Rroms de Montreuil se retrouvent dehors. Cette fois-ci, c'est un groupe d'individus, "musclés", qui les a délogés d'un immeuble inoccupé où ils avaient trouvé abri. L'histoire se répète donc, mais jamais de manière identique. On ne sait pas qui sont les personnes qui les ont expulsés. D'après nos informations, ils auraient usé de la force.
Une fois de plus, les Rroms se sont trouvés devant la mairie, et ils y sont toujours. A la belle étoile, pour la Nème fois, devant cette mairie qui fait la sourde oreille depuis plus de dix ans. A quelques mètres de là, dans la commune de Bagnolet, les Rroms bulgares ont pris possession du foyer construit par la municipalité dans le cadre d'un projet co-financé par le Conseil régional d'Ile-de-France. D'autres ont été placés dans un hôtel, en attendant qu'un autre projet similare puisse voir le jour. A Aubervilliers, idem, ce sont des bungalows qui accueillent depuis quelques jours des Rroms roumains. A Saint-Denis, une enquête sociale est en cours pour répondre aux besoins de relogement et d'insertion de quelques dizaines de familles. Mais Montreuil, cette Bamako de France, cette ville qu'on a pu appeler aussi "ville de Rroms", cette ville qui a accueilli l'initiative privée de la troisième édition de la Journée Mondiale des Rroms le 8 avril 2007 attend que les Rroms se lassent et qu'ils déguerpissent. Depuis plus de 10 ANS!
Bras de fer ? C'est pourtant si simple de reconnaître les faits: les Rroms sont là, et vraisemblablement pour longtemps. Leurs enfants vont à l'école à Montreuil, leurs parents essaient tant bien que mal de travailler, même si tout est fait pour les décourager. Obligés de travailler au noir par uun dispositif légal qui leur rend impossible l'accès à un emploi en règle, ils sont parfois victimes de patrons sans scrupules qui ne leur paient pas leur du. Cependant, ils continuent. Pourquoi laisser ce scénario de familles entières se retrouvant dehors par tous les temps, tous les ans, deux fois par an parfois, ce refrain triste de cette ville qui pourrait aussi se montrer accueillante, à l'instar d'autres villes qui l'entourent?
Publié par voxrromorum à 10:49:47 dans Les Rroms et les autorités | Commentaires (0) | Permaliens
Le tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg a débouté vendredi la préfecture du Bas-Rhin qui réclamait l'expulsion sans délai d'une trentaine de Roms de Roumanie d'un campement de Strasbourg.
Vice de forme
Dans son délibéré, le juge des référés a annulé la demande
d'assignation de la préfecture en raison d'un vice de la procédure
administrative, faute d'une «mise en demeure» de quitter les lieux
signifiée en bonne et due forme aux intéressés.
Le juge a en outre estimé que les deux fonctionnaires de la Direction
interrégionale des routes (DIR) Est, qui représentaient l'Etat,
n'étaient pas habilités à agir en justice au nom de la préfecture. Les
arguments de la préfecture concernant l'insalubrité, les problèmes de
sécurité et de santé publiques de ce campement situé dans le quartier de Koenigshoffen,
en contrebas de l'autoroute A35 ont tous été rejetés, car ils
s'appuyaient seulement sur des photos ou des preuves jugées
insuffisantes.
Condamnée à verser 800 euros aux familles
La préfecture a été condamnée à verser 800 euros aux familles pour
frais de procédure. Le campement, qui existe depuis près de deux ans,
accueille dans des conditions sanitaires déplorables une dizaine de
familles, dont un bébé d'un mois et demi et plusieurs enfants.
L'avocate des familles, Sophie Kling, a estimé que «ce n'est que partie
remise car il est fort probable que le préfet formulera dans les jours
qui viennent une mise en demeure».
Source: 20Minutes.fr
Publié par voxrromorum à 23:20:41 dans Les Rroms et les autorités | Commentaires (2) | Permaliens
Requis pour l'exécution d'une décision d'expulsion d'un terrain situé Rue Campra à Saint-Denis, le sous préfet de Saint-Denis, M. Olivier Dubaut, a choisi de le faire en respectant aussi la dignité des personnes qu'elle touche. Après une consultation avec quelques associations humanitaires, il a tenu à se rendre personnellement sur les lieux pour annoncer les mesures décidées, notamment un accompagnement social personnalisé pour les Rroms qui souhaitent s'installer durablement en France avant toute utilisation de la force publique. Des cours de français pour permettre aux adultes de rechercher un emploi, des délivrances rapides d'autorisations de travail, et un relogement provisoire dans des conditions plus dignes pour leur permettre un parcours serein d'intégration.
Installés depuis plusieurs mois sur un terrain vague à proximité de la rue Campra, les quelques dizaines de familles rroms étaient au courant d'une mesure d'expulsion qui ne devrait pas tarder. En France depuis plusieurs années pour certains, des expulsions ils en ont connu beaucoup. Cette fois ci, c'est le voisinage du Cirque du soleil qui a contribué à retarder l'expulsion. Des liens avaient été créés et le cirque avait même offert un local Algeco où l'association Parada organisait des activités ludiques avec les enfants rroms. Mais les amis du cirque sont partis, bientôt la coupe du rugby commence, et il y déjà une décision d'expulsion, dont le propriétaire demande l'exécution. Devant cette situation, le sous-préfet a convoqué le 7 août un certain nombre d'associations humanitaires et il a décidé de reporter l'expulsion pour quelques semaines, le temps nécessaire pour une association mandatée par lui de mener une enquête sociale avec tous ceux qui souhaitent rester et travailler en France. Elle devrait déboucher sur un projet de relogement et d'insertion similaire à celui d'Aubervilliers.
"Le département de la Seine-Saint-Denis offre des possibilités d'emploi dans le bâtiment", a dit M. le sous préfet, un parmi les 62 métiers ouverts aux citoyens roumains et bulgares sous la seule condition d'obtenir au préalable une autorisation de travail auprès de la Direction du Travail. Seul problème, entre le moment où la personne obtient une promesse d'embauche et que donc elle est en mesure de demander cette autorisation, et le moment où elle l'obtient et peut occuper l'emploi, il passe en moyenne trois mois, un délai trop long pour l'employeur. M. le sous-préfet a garanti cependant que l'examen de ces demandes soumises par les personnes bénéficiant du projet serait beaucoup plus rapide, ce qui devrait permettre à moyen terme leur emploi et, par conséquent, l'intégration et l'émancipation progressive de plusieurs familles.
« Jusque là, c'est bien », disaient les Rroms après cette rencontre avec le sous-préfet. Espérons que ça continue bien!
Publié par voxrromorum à 00:47:53 dans Les Rroms et les autorités | Commentaires (0) | Permaliens
Hier, une réunion a eu lieu à la mairie de Bagnolet, en présence du maire, M. Everbecq, deux de ses adjoints et les Rroms bulgares ainsi que leurs soutiens et amis. Le projet d'hébérgement en foyer arrive à sa phase finale. Le foyer a été installé avenue Galliéni. Cependant, beaucoup de questions demeuraient en suspens, d'où cette réunion, demandée par les Rroms.
Les Rroms y ont appris que, faute d'avoir établi une liste de 80 personnes (capacité du foyer), ils devraient accepter le choix de la mairie pour ces 80 places. Les 80 personnes seront choisies sur la liste établie en 2004, après l'incendie qui avait détruit leur campement à Bagnolet et qui avait déterminé la municipalité à mettre à disposition un ancien centre de loisirs pour un hébergement d'urgence. Seuls des adultes seront admis dans ce foyer, étant donné la legislation française en matière d'habitat.
Les personnes logés dans ce foyer seront accompagnés par deux travailleurs sociaux, un secrétaire et un gestionnaire, qui les aideront dans leurs démarches notamment en matière d'emploi et de logement.
Pour les personnes avec des enfants mineurs, un relogement de 2 mois à l'hôtel est prévu et un hôtel a déjà été payé, à Bagnolet. Interrogé sur ce qui se passera une fois ces deux mois écoulés, M. Everbecq, maire de Bagnolet, a dit qu'un autre projet similaire devrait être mis en place en leur faveur.
Publié par voxrromorum à 11:29:34 dans Les Rroms et les autorités | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires