• Communiqué



     Un important mouvement de solidarité s'est mis en route afin que Daniel Covaci ne soit pas expulsé en Roumanie, que ses filles Mona et Ela puissent continuer d'aller a l'ecole de la Veue a Saint-Etienne et avoir leur père à leurs côtés.Vendredi soir, une délégation de 10 personnes a remis à la Préfecture de la Loire 447 signatures, recueillies sur la pétition. Des dizaines d'autres nous sont parvenues depuis. Le cabinet de Monsieur le Préfet a reçu de nombreux appels telephoniques, fax, courriers de personnes et d'associations très diverses. 



    Monsieur le Prefet de la Loire dans un communiqué paru dans la presse de samedi affirme que Daniel Covaci a ete interpelle en flagrant delit de vol de carburant.

    Nous avons rencontré Daniel Covaci au centre de rétention de Saint Exupery. Danut nie avoir commis un tel délit, ce qui est confirmé par l'absence de jugement de condamnation à son encontre. Depuis quelques jours nous parlons à Danut tous les jours au téléphone avec un interprète roumain. Il explique qu'il a été contrôlé avec un Rrom roumain, qui a été relaché, vraisemblablement parce qu'il avait ses papiers en règle. Danut n'avait plus de papiers, il a été mis en centre de rétention. Depuis il refuse de prendre l'avion.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> 
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    Monsieur le Préfet dit que Mona et Ela n'ont pas été scolarisées pendant l'année 2005-2006.

    Nous répondons que cela est tout à fait juste, la raison en est la suivante :elles ont été expulsées des squats et bidonvilles de St Etienne, cinq fois depuis janvier 2005.  Comment envisager une scolarité dans de telles conditions ?

    Monsieur le Préfet demande ce jour à l'aide sociale une enquête sur la situation exacte des filles de Monsieur Covaci  afin que puissent etre prises a leur profit des mesures de sauvegarde en liaison avec la justice.
    Cela est une bonne idée : nous savons tous que Mona et Ela sont désormais scolarisées et extraordinairement bien « intégrées »  a l'école de la Veuë : apprentissage de la lecture et de l'écriture, bonnes relations avec les nouveaux amis de leur classe, une prise en charge extraordinaire de la part des enseignants, du directeur de leur école et des parents d'élèves. Une pause et un grand souffle d'air pour elles. Leur scolarisation a l'école de la Veuë a été possible parce qu'elles ont trouvé une vie un peu plus normale, un peu plus stable, depuis leur réinstallation dans les locaux de la rue Beraud. 


    Comme tous les sans papiers, Danut essaye de survivre en France avec ses deux filles, dans une situation où tous les droits de vie lui sont refusés : celui d'avoir un logement, celui de pouvoir travailler, d'avoir des prestations. Il ne bénéficie que de l'aide, précaire et irreguliere, de quelques associations caritatives qui apportent un peu de nourriture et de soutien materiel. Malgré ces conditions très difficiles, il s'est toujours très bien occupé de ses filles. Alors, les mesures de protection de Mona et Ela que M. le Préfet demande à l'ASE d'envisager nous paraissent parfaitement incompatibles avec l'arrêté de reconduite à la frontière qu'il a pris à l'encontre de leur père.



    La réalité c'est le grand denuement dans lequel vivent les familles rroms que nous soutenons.
    La réalité ce sont les expulsions de squat en squat dans l'agglomération stephanoise.
    La réalité c'est le harcelement de la part de la police.


    Nous avons appris qu'un père d'un enfant de 11 mois, Monsieur Bombu Sorin, en situation régulière, vient d'être arrêté et mis en centre de rétention parce qu'il mendiait. Il est menacé d'expulsion. Son épouse se retrouve seule avec leur enfant. Monsieur Martin Micu Gheorghe, lui aussi en situation régulière, a également été arrêté et mis en centre de rétention pour la même raison. 



    Nous ne pouvons pas accepter une situation où l'on nie a ce point là tous les droits fondamentaux des êtres humains.


    Nous ne pouvons pas accepter que l'on casse ainsi les vies de deux enfants : Mona et Ela doivent pouvoir, à coté de leur père, poursuivre leur scolarité à l'Ecole de la Veuë.


    Il en va de la sauvegarde a l'Enfance, et d'une certaine integrité morale à ne pas casser définitivement les vies de ces trois personnes. 



     


    Le Réseau de Solidarité aux familles rroms de Saint-Etienne



     


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