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  • Nous reprenons ici un article de "Corriere della sera":


     

    Vingt ultras d'extrême droite arrêtés

    Ils sont accusés de plusieurs actes de violences politique. Les interceptions des appels téléphoniques ont été décisives : « On va battre des Rroms »

    Rome – association de malfaiteurs, destructions, lésions, port d'objets offensifs. Pour ces faits et d'autres, vingt ultras d'extrême droite, pour la plupart de Lazio, ont été arrêtés à la demande du ministère public de la ville de Rome. Quinze d'entre eux ont été mis en détention provisoire (les arrêtés ont entre 22 et 35 ans).

    Les accusations – le groupe des extrêmistes est accusé de plusieurs incidents de violence politique survenus dans la capitale. A commencer par les rixes du 11 novembre dernier après le meurtre d'un supporteur de Lazio, Gabriele Sandri, pour laquelle s'est déclenché aussi la circonstance aggravante de terrorisme ; dans la rixe provoquée à Villa Ada, au cours d'un concert du groupe de gauche de la Banda Bassotti, quand une vingtaine de personnes à visage découvert et armées de bâtons firent irruption en blessant deux personnes. Des expéditions punitives contre les supporteurs adverses, des agressions d'extracommunautaires, l'attaque d'un centre rrom, les irruptions dans des centres fréquentés par des jeunes gauchistes.

    INTERDITS DE STADE – Le projet de l'attaque dans un campement rrom de la part de certains des suspects datait de quelques jours après l'homicide de Giovanna Reggiani. Puis la mort de Gabriele Sandri a détourné l'attention du groupe criminel. La majorité des destinataires des mesures restrictives étaient déjà interdits de stade.

    INTERCEPTIONS – Les interceptions téléphoniques ont été décisives pour coincer les extrémistes. Dans une de celles-ci, une des personnes arrêtées dit : « on va battre quelques Rroms. Et cette fois-ci il ne s'agit pas d'attaquer un centre social ou des tifosi napolitains sur l'autoroute, il faut qu'on fasse sérieusement ».


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    "La voix des Rroms", organise ce concert - bal en soutien du projet de la semaine de la culture rromanie, qui se déroulera à Paris et en région parisienne à l'occasion du 8 avril, Journée mondiale du peuple rrom.

    Venez nombreux à faire la fête!

    PLAN D'ACCES



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  • Traque des étrangers : l'instrumentalisation des juges d'instruction

    L'affaire du foyer associatif du XIIIe arrondissement de Paris est l'illustration d'une politique, manifestement décidée au niveau central, visant à multiplier les opérations d'expulsions massives de sans papiers par l'instrumentalisation de la justice, et en particulier des juges d'instruction.

    Il semblerait ainsi qu'en région parisienne, des services de police présentent aux magistrats des procédures visant à poursuivre, soit des conditions d'hébergement contraires à la dignité, soit des petits réseaux agissant dans le métro, dans l'unique dessein de faire procéder à l'ouverture d'une information avec les pouvoirs d'enquêtes élargis d'un juge d'instruction.

    Sur commission rogatoire, les enquêteurs peuvent donc mener des opérations d'envergure dans des hôtels, foyers ou campements et, dans le cadre des perquisitions et contrôles d'identité menés, ouvrir des procédures « incidentes » à l'encontre d'étrangers en situation irrégulière.

    Il est manifeste que l'objet initial de l'enquête - dont les investigations cessent en général immédiatement après de spectaculaires interventions policières - sert de prétexte à l'interpellation d'étrangers.

    A Paris, aucune charge n'a, semble-t-il, été retenue contre les neuf personnes soupçonnées d'avoir organisé un hébergement contraire à la dignité, alors que pas moins de 90 personnes ont été immédiatement placées au centre de rétention administrative de Versailles.

    Le Syndicat de la magistrature dénonce vigoureusement ce détournement de procédure qui vise à instrumentaliser la justice pour permettre au gouvernement de remplir ses quotas d'expulsion.

    Mis en ligne le vendredi 15 février 2008.
    Source : Syndicat de la magistrature
    http://syndicat-magistrature.org/spip.php?article623


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  • COMMUNIQUE

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    Oeuvrant entre autre pour la mémoire et l'enseignement du génocide dont furent victimes les « tsiganes » lors de la Seconde guerre mondiale, l'association « La voix des Rroms » exprime ses plus fortes réserves suite à la proposition du président de la République de « confier à des élèves de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants morts dans la Shoah ». Seul l'enseignement de ces pages sombres de l'histoire peut contribuer au développement de l'esprit critique et éviter que l'histoire se répète. Quant à l'aspect émotif, celui-ci n'a jamais contribué durablement ni à l'instruction, ni, encore moins, à la paix sociale.

    Pendant trop longtemps, les survivants rroms, sinté et kalé des camps d'internement, de déportation et d'extermination, tant en France qu'ailleurs en Europe, se sont tus sur les horreurs qu'ils avaient vécus. Probablement par honte et pudeur, mais aussi, certainement, pour ne pas transmettre à leurs enfants des sentiments qui pourraient être destructeurs. Ce n'est que récemment, voyant qu'ils étaient de moins en moins nombreux, et inquiets de l'avenir de leurs petits-enfants, qu'ils ont commencé à témoigner. Ces personnes âgées, qui gardent sur leurs corps et dans leur esprit les stigmas de la persécution, ont pris le temps nécessaire pour transmettre cette histoire horrible, au risque de l'oubli. Elles ont pris le temps pour que leurs petits enfants sachent, pour qu'ils comprennent, mais sans susciter en eux la haine.

    A quoi sert la mémoire du passé si ce n'est à la préparation d'un futur meilleur ?

    A quoi sert la transmission d'une mémoire douloureuse, et de surcroît tronquée, à des enfants en pleine construction de leur personnalité, sans un message pédagogique ? Que souhaiteraient ces enfants déportés s'ils avaient survécu, pour les petits scribes ? Leur auraient-ils parlé de leur histoire ? De quelle manière ? Ceux qui ont survécu connaissent les réponses, et les ont fait savoir.

    Le cumul de l'émotif et de l'histoire n'a jamais rien apporté de bon. «La voix des Rroms » en appelle à la conscience des enseignants d'honorer leur mission, trop noble pour servir à des fins démagogiques.

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