• A la télé, il passe à l'instant un reportage sur les travailleurs chinois qui, venus de province pour travailler dans le bâtiment (pour les JO), doivent maintenant rentrer chez eux. Ce sera le chômage forcé et sans ressources pendant 'est deux mois pour ces travailleurs. Ils pourront revenir en octobre et retrouver du travail. Triste... mais, il y a comme un air de "déjà vu"... C'est étrange... Pourquoi donc ça me rappelle la construction du Stade de France pour le Mondial ? Quel esprit déplacé! M'enfin... ceux qui travaillaient dans la construction du stade, on en a expulsé carrément de France et ils ne sont pas près de revenir!

    Puis, M. Hortefeux a déposé plainte contre une association de soutien aux sans papiers, qui selon lui, auraient incité à la destruction du centre de rétention de Mesnil Amelot. Il a même fait interdire une manifestation de cette association (SOS - Soutien aux sans-papiers) samedi prochain. Sauf que l'association en question n'avait ni prévu, ni déclaré de manifestation. Principe de précaution oblige, le ministre interdit une manifestation imaginaire.

    Mais revenons à la plainte: devant les caméras, M. Hortefeux dit que les centres de rétention sont construits avec de l'argent public, avec les impôts des Français. Il a raison. Leur destruction est donc une destruction de biens publics (dans le du droit administratif). Et que cela est réprimé par la loi. IL a encore raison. SOS-soutien aux sans papiers dément avoir appelé à la destruction des centres et dit avoir appelé à leur fermeture. Ne préjugeons rien ni personne et laissons la justice révéler la vérité. En attendant, on vous doit une information, en ce qui concerne la destruction des biens publics:

    En 2006 et 2007, plus de 100 millions d'euros ont du être dépensés, sur des deniers publics (les impôts des Français encore), pour expulser des Rroms roumains et bulgares. Ceux-ci sont systématiquement revenus en France, car ils ont le droit de circuler librement dans l'espace Schengen depuis 2002. Alors, n'y a-t-il pas là aussi de la destruction de biens publics?

    Pour plus de détails sur ce gaspillage, regardez ce billet de notre blog .


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  • Faire de l'angélisme à l'égard des Rroms c'est parfois aussi dommageable qu'être raciste contre eux. A « La voix des Rroms », nous savons bien cela. Nous parlons donc "cash", et on déballe tout! Voilà, pour commencer, répondons à la question: Y a-t-il des liens entre les Rroms et la Mafia?

    OUI, il y a certainement des liens entre des Rroms et la Mafia. Et là, on parle de la vraie Mafia, c'est pourquoi on met le mot en majuscule. Ce sont des liens, somme toute, simples. Des sortes de contrats à durée indéterminée, qui peuvent se terminer à l'improviste, sans dédommagement. Vous pensez bien... Et puis, la fin du contrat entre la Mafia et les Rroms, dépend surtout d'autres contrats, tout aussi oraux et opaques, avec d'autres. Avec des « gens bien », du genre autorités institutionnelles.

    Voilà, c'est dans ce jeu tripartite Mafia-Rroms-Institutions qu'on peut trouver des explications à certains événements en Italie. Un criminologue en détaille un certain nombre et pose des questions intéressantes dans une tribune que vous pouvez lire ici.

    Nous, on en a juste une, de question : dans le triangle Mafia-Rroms-Institutions, qui est dans la meilleure position de force ? Evidemment, on peut d'ores et déjà éliminer les Rroms, qui y font figure de vrais minables. La preuve, même pour ramasser des ordures ils doivent payer le pizzo (impôt mafieux) !!! BANDE DE NUUUUUULS ! Mais la question garde encore sa pertinence en ce qui concerne la Mafia et les Institutions... enfin, si l'on considère qu'en l'occurrence ce sont deux choses bien distinctes, ce qui ne va pas de soi.

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  • Un excellent article dans un blog suisse, sur l'Italie et son ministre de l'intérieur Roberto Maroni, qui a mobilisé récemment l'armée pour faire peur aux gens dans les villes. Vous êtes invités à le lire, et surtout, à voir aussi les réactions (dont la nôtre).

    Cliquez ici


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  • Encore une autre "urgence" berlusconienne...

    Nous vous souhaitons bien du courage pour comprendre en quoi cet "état d'urgence", ou plutôt son extension, consiste. La dépêche AFP reprise dans cet article du Monde ne nous paraît pas clairifier cette question. En tout cas, il s'agit bien d'immigration, une fois de plus. On vous a déjà parlé du cynisme italien en ce qui concerne les Rroms: "on fiche les gens, on prend les empreintes digitales des enfants, pour qu'ils soient scolarisés". Voilà... là, ce sont les Africains qui ont droit à un traitement de faveur, pour favoriser leur accueil... Allez, prenons la chose avec de la philosophie: nous ne sommes plus la seule "emergenza" en Italie.



     


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  • Depuis deux-trois jours, les médias italiens cherchent à redorer le blason de l'Italie, des Italiens et des médias italiens. En effet, la publication de photos montrant les corps sans vie de deux fillettes rroms noyées dans une plage de Napoli et au fond de la photo, des vacanciers qui bronzaient dans l'indifférence, a donné lieu à des articles assez critiques de la presse, notamment anglaise et française. Le cardinal de Naples aussi, s'est dit très indigné de cette indifférence.

    Puis, on se rend compte qu'en fait, c'est la focale de la photo qui crée l'impression de la proximité des plagistes indifférents avec les corps. Les vacanciers se trouvaient en effet bien plus loin que cela ne paraissait sur la photo. Une vidéo est aussi publiée, montrant des gens attroupés autour des deux corps, et les secouristes.

    Et on critique, évidemment, l'image négative que ces interprétations des photos voudraient donner des Italiens.

    Soit. Nous sommes d'accord qu'il faut rétablir la vérité !

    Mais que n'a-t-on pas fait la même chose lorsque nous avons communiqué à toute une série de médias italiens le fait que Nicolae Romulus Mailat, accusé du meurtre de Giovanna Reggiani, n'est pas Rrom, mais Roumain ?

    Que n'a-t-on pas fait la même chose lorsque s'est posée la question de l'examen de l'ADN trouvé sous les ongles de la victime, qui aurait établi avec certitude la responsabilité ou l'innocence de Mailat concernant le meurtre de Reggiani ? Pourquoi ne dit-on rien sur ces examens ?

    Que n'a-t-on pas fait la même chose, c'est-à-dire rétablir la vérité, lorsqu'on a dit que la jeune fille accusée de tentative d'enlèvement d'enfant à Ponticelli, n'était pas Rrom, comme les médias l'ont martelé pendant des semaines entières, mais Serbe ?

    Que n'a-t-on pas dit que cette fille serbe était en fait baby-sitter dans l'immeuble ?

    Voilà quelques vérités que les médias italiens n'ont jamais voulu rétablir, préférant se maintenir dans le mensonge raciste. Voilà quelques vérités qui ont été étouffées parce que révélées, elles auraient pu freiner un tant soit peu l'hystérie antitsigane qui ne cesse de croitre et de s'institutionnaliser en Italie. Voilà pourquoi on peut affirmer que les médias italiens sont parfaitement responsables de la haine raciale qui pousse en Italie contre les Rroms, telles les métastases d'un cancer dont est touchée aujourd'hui l'Italie.

    Certes, et fort heureusement, les Italiens ne sont pas tous touchés par ce fléau. Le courage de ceux qui y résistent encore, comme ces plagistes autour des corps des deux fillettes, est d'autant plus à saluer que, depuis un an maintenant ils sont sous l'effet d'une campagne médiatico-politique profondément raciste. Les nombreux signataires italiens de notre pétition contre le fichage ethnique est une autre preuve de cette résistance des esprits face à un politique d'inspiration fasciste dont les médias se font trop souvent complices.

    Nombre de ces signataires font part de leur « honte d'être Italiens ». Il ne faut pas, frères humains ! Vous êtes aussi les descendants de Michel-Ange, de Dante, des résistants qui ont fusillé Mussolini... Soyez-en fiers ! Ne permettez pas la déshumanisation des Rroms, programmée par vos dirigeants !


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