• Daniel Covaci a été arrêté jeudi soir 7 septembre à St-Etienne et placé au Centre de Rétention à Saint-Exupéry, parce qu'il est sans papiers. Il doit être expulsé en Roumanie dans les jours qui viennent. Daniel Covaci élève seul en France ses deux filles de 9 et 11 ans, Rahela et Ramona. Il se bat depuis longtemps pour obtenir des droits.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

     


    Ses filles sont scolarisées régulièrement depuis cette rentrée à l'école de la Veuë. La police veut venir chercher ses enfants pour expulser ainsi toute la famille.


    Ramona et Rahela doivent absolument poursuivre leur scolarité dans leur école. Mais elles ont besoin de leur père à Saint Etienne. Cette famille ne doit ni être séparée, ni expulsée. Il n'y a aucun avenir pour l'instant pour eux en Roumanie.  En conséquence, Daniel a refusé à deux reprises de prendre l'avion, d'autant plus qu'il ne veut pas être séparé de ses deux filles, qui se retrouveraient alors seules en France. En raison de ce refus, il s'expose à des sanctions pénales, et risque jusqu'à trois mois d'emprisonement.


    Jusqu'où ira cette politique? Il est temps que chacun se pose la question et agisse en conséquence


     


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  • Environ une vingtaine de familles rroms ont du quitter le terrain qu'elles occuppaient dans la commune de Villabé, dans l'Essonne (91). En effet, le propriétaire du terrain avait engagé une procédure d'expulsion et la justice a fait droit à sa demande. "La loi est dure, mais c'est la loi", on disait à Rome. Oui, sauf quand elle est dure pour certains et souple pour d'autres. La préfecture de l'Essone, qui devrait normalement mettre en marche la machine de la force publique, a toujours dit qu'elle n'avait pas prévu d'expulser. Les policiers, eux, ont harcelés les familles pour qu'elles quittent le terrain, sans quoi ils détruiraient tout. Les Rroms ont quitté le terrain pour s'installer un peu plus loin, mais sans avoir le temps de tout récupérer. Des femmes enceintes, des enfants en bas âge, des enfants scolarisés ou à scolariser, se trouvent ainsi dehors. Les services sociaux, qui devraient prendre en charge les personnes dans le besoin, disent qu'il n'y a pas d'expulsion. Effectivement, il n'y a pas eu d'expulsion en bonne et due forme, il y a eu juste destruction des lieux de vie immédiatement après que les Rroms commencent à s'installer ailleurs. Pas de problème, pas de solution. Etrange, la "dura lex".


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p>Hier dans la soirée, nous avons envoyé ce fax au sous-préfet de Saint-Denis. Nous n'avons pas eu de réponse. Aussi, nous avons appelé à plusieurs reprises, mais sa secrétaire nous a dit qu'il avait beaucoup de réunions à l'extérieur et qu'elle n'était pas sûre de le voir aujou'd'hui. Nous avons donc décidé de publier ce fax ici, au cas où quelqu'un d'entre vous pourrait le voir avant sa secrétaire. Ne le prenez pas mal, nous avons d'abord essayé de le faire passer par les Rroms qu ise trouvent dans le centre de rétention de Vincennes, mais ils nous ont assurés qu'ils ne l'avaient jamais vu et ils ne savaient pas où le trouver. </o:p>

     


     

    <o:p>**** </o:p><o:p> </o:p>  Paris, le 7 septembre 2006 <o:p> </o:p>  <o:p></o:p> 

    A l'attention de M. le sous-Préfet de l'arrondissement de Saint-Denis<o:p> </o:p><o:p> </o:p> <o:p> </o:p><o:p></o:p> 

     

    <o:p> </o:p><o:p></o:p> Objet : Demande d'intervention suite à l'expulsion de Rroms roumains en situation régulière<o:p> </o:p><o:p> </o:p>







    Monsieur le sous-Préfet,





    Tout d'abord, je tiens à vous remercier, au nom de l'association « La voix des Rroms » et au nom de la famille Covaci, pour l'accueil que vous nous avez réservé lors de notre rencontre d'hier. Vous nous avez notamment assurés que vous vous opposerez à l'expulsion de citoyens roumains n'ayant pas dépassé les 90 jours de séjour en France, et nous avez demandé de vous contacter au cas ou de telles expulsions sont entreprises.





    En sortant des locaux de la sous-préfecture, nous avons été alertés d'une expulsion d'environ quarante Rroms qui se trouvaient dans la commune de Stains. Après une première évaluation de la situation, nous constatons qu'environ 75% des personnes arrêtées et placées en rétention sont entrés en France depuis moins de 90 jours.






    Dans ces conditions, nous nous permettons de vous demander d'intervenir afin de mettre fin à leur rétention et à la procédure de reconduite à la frontière engagée à leur encontre.

    <o:p> </o:p>




    Veuillez recevoir, Monsieur le sous-Préfet, nos salutations distinguées



     

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p>***</o:p>

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  • Les rafles se multiplient chez les Rroms, au mépris de la Convention européenne des droits de l'Homme et au détriment du contribuable français



     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p> Un peu plus de deux semaines après celle de Saint-Denis, une autre rafle a eu lieu aujourd'hui sur un terrain occupé par des Rroms roumains à Stains. Au même moment, mais sans être au courant de la rafle, l'association « La voix des Rroms » avait un rendez-vous avec le sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Denis, qui a assuré ne pas expulser des citoyens roumains qui n'avaient pas dépassé le séjour autorisé de trois mois en France. Pourtant, c'est le cas d'au moins trois quarts de la quarantaine de Rroms qui ont été placés en centre de rétention aujourd'hui. Par ailleurs, c'est l'argent du contribuable français qui est mis au service d'objectifs électoraux, étant donné que les expulsés vers la Roumanie reviennent généralement une ou deux semaines après.<o:p> </o:p><o:p> </o:p>



    « C'était chaud » aujourd'hui à Stains, comme il y a quelques jours à Saint-Denis et partout ailleurs. La police a tout cassé sur son passage, comme si elle recherchait des terroristes. Malgré la Convention européenne des droits de l'Homme qui interdit expressément les renvois collectifs d'étrangers, et un arrêt de la Cour de Strasbourg précisant que le renvoi reste collectif (et donc interdit) malgré le caractère individuel des procédures, à partir du moment où les personnes sont arrêtées en groupe et que l'arrestation est précédée de déclarations dans ce sens de responsables politiques, M. Sarkozy ne s'arrête pas.




    Le ministre d'Etat, si proche des préoccupations des Français, n'hésite pourtant pas à gaspiller leur argent. Le prix d'une expulsion peut s'élever jusqu'à 10.000 Euros par personne expulsée. Si tel est le prix pour « maîtriser l'immigration », soit. Mais il n'en est rien en l'espèce, puisque les Roumains renvoyés reviennent généralement en France une ou deux semaines après leur expulsion. L'opération ne sert donc qu'à gonfler artificiellement les chiffres, et elle coûte extrêmement cher. Sachez donc, que sans y avoir consenti, en tant que contribuables, vous financez la campagne électorale de M. Sarkozy, candidat à la présidence en 2007. Quant aux associations rroms, nous avons compris une raison supplémentaire des refus systématiques de financement de nos activités par le gouvernement. Il n'y a pas d'argent pour cela, car il faut payer les charters, dont les passagers reviendront en car pour être de nouveau expulsés. C'est, au minimum, deux expulsions pour le prix d'une. Voilà le véritable slogan derrière « la France de demain ».

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

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  • Tout d'abord, nous tenons à préciser que le problème des bidonvilles n'est pas spécifiquement rrom. Il est lié à la précarisation extrême de certaines couches sociales. Il est vrai cependant, que la surreprésentation des Rroms dans les bidonvilles créés autour de grandes agglomérations en France, pousse certains à faire un lien direct Rroms=bidonvilles. Pour se rendre compte du contraire, il suffit de rappeler quelques faits:





    • Dans les bidonvilles d'aujourd'hui, on trouve non seulement des Rroms, mais aussi des Roumains, des Moldaves, des Bulgares... la liste est longue


    • Parmi les Rroms qui vivent en France, seule une infime minorité (tout au plus 1%) est reléguée à une telle marginalisation. Nous disons bien "relégués à"! Leur "plus grande visibilité" pour le public est le corollaire de la myopie, plus ou moins consciente, plus ou moins volontaire, et dans la plupart des cas entretenue par l'information très partiale et très partielle, à la fois sur les Rroms et sur le phénomène des bidonvilles. Dans ce blog, nous essayons de pallier l'insuffisance d'information, notamment dans le premier message, qui résume ce que sont et ce que ne sont pas les Rroms.


    Venons maintenant au problème des bidonvilles et à son traitement par les pouvoirs public, ou plutôt à son non-traitement:



    Le Conseil Régional d'Île de France a une ligne budgétaire d'un million (1.000.000) d'Euros consacré à l'éradication des bidonvilles. Lorsque le budget avait été voté, nombreux ont été ceux qui ont critiqué le mot "éradication". Les associations rroms ne faisaient pas partie de ceux-là, jugeant que l'existence de bidonvilles est effectivement un fléau, EN PREMIER LIEU POUR CEUX QUI SONT OBLIGES D'Y VIVRE. Une autre critique portait sur le montant consacré à cette action. Effectivement, ce n'est pas suffisant, mais c'était un début.



    Ce million d'Euros est toujours à la disposition des municipalités qui mettent en place des projets de relogement pour les habitants des bidonvilles. Nous sommes en septembre, et à notre connaissance, seule la ville de Bagnolet a déposé une demande de financement d'un tel projet au Conseil régional. Alors, nous nous posons une question très simple, voire bête:



    POURQUOI PERSONNE NE VEUT SE SERVIR DE CET ARGENT POUR RESOUDRE LE PROBLEME DANS SA MUNICIPALITE?



    Cela n'est pas sans nous rappeler le non application de la loi en ce qui concerne les fameuses "aires d'accueil" pour les gens du voyage.



    Les expulsions se multiplient. La dernière en date est celle intervenue à Montreuil, ville voisine de Bagnolet, avec un maire qui partage les mêmes convictions que le maire de Bagnolet. Nous parlerons de cette expulsion dans les jours qui suivent, et nous mettrons ici un échange de courriers avec M. Brard, maire de Montreuil, lorsqu'il avait expulsé ces mêmes familles il y a un an. Pour ne pas vous laisser sans rien d'ici là, signalons d'ores et déjà que M. Brard, député maire apparenté communiste nous avait renvoyé chez son ami M. Jean Tiberi pour résoudre le problème.


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