• <o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p> ACROSTICHE
    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    Nous regardons passer les jours avec stupeur

    Immigrés mal aimés suffoquant de douleurs

    Comment les laissons-nous épaves de <st1:PersonName w:st="on" productid="la France">la France</st1:PersonName>

    O ciel ouvre les yeux sur tant d'indifférence

    Les hommes sont tous nés d'un ventre maternel

    A quelle main doit-on ces blessures cruelles :

    Sangatte, bidonvilles, centres de rétention

     

    Sont-ils sortis de terre ou d'enfer créations ?

    Affamés moribonds qui frappez à la porte

    Regardez les bienfaits que notre Europe apporte

    Kilomètres de murs, pas de lit, pas de pain,

    O Dieu si tu n'es pas un rêve, tends la main !

    Zanzibar, Bucarest, Dakar ou Gibraltar

    Y viendrons-nous aussi, demain ? Plus tôt ? Plus tard ?<o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    5 commentaires
  • <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t202 path="m,l,21600r21600,l21600,xe" o:spt="202" coordsize="21600,21600"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t"></v:path></v:shapetype><v:shape id=_x0000_s1026 stroked="f" filled="f" type="#_x0000_t202"><v:textbox>













    O . N . A . T



    Office National des Affaires Tsiganes



    Unité - Liberté - Respect



    17, rue Stéphane Grappelli



    57600 Forbach



    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>
    Objet : Lettre de démission à la Commission Consultative des gens du voyage</v:textbox></v:shape>


    Copie : A L'ensemble des associations françaises roms et gens du voyage, aux médias, aux instances en relation avec les gens du voyage et tsiganes du conseil de l'Europe,...
    <o:p> </o:p>Quel avenir pour les associations des gens du voyage au sein de la commission nationale consultative gens du voyage ?
    <o:p> </o:p><o:p> 
    </o:p>
                                                                     

      

                                                                                                                                                                        Paris le 26 septembre 2006
    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>Monsieur le sénateur,

    L'installation prévue normalement en 2002 de la commission nationale consultative des gens du voyage mis en place pour finir dans l'après-midi du 14 mars de cette année par Madame Catherine VAUTRIN ministre déléguée à la cohésion sociale et de la parité et présidé par vous M. le sénateur Hérisson qui de plus en votre qualité de Vice-président de l'Association des Maires de France nous garantissez pensait-on que cette fois la voie des voyageurs serait entendue et avait tout pour nous rassurer sur le fait que de nombreuses difficultés rencontrées par nos familles allaient pouvoirs être résolues.

    Que pouvons-nous dire de cette commission après presque six mois d'existence ?
    Certes au fil des différentes réunions que nous avons eues, nous avons les uns et les autres appris à mieux nous connaître, à nous jauger et à nous estimer.

    Certes, dès le départ les règles ont été clairement établies, la commission  est "consultative" avec ses quarante membres elle n'a qu'une fonction d'étude et de conseil afin que les législateurs en charge de l'édification des décrets et des lois puissent  présenter ou non des amendements ou des projets de loi concernant nos familles.
    <o:p> 
    </o:p>
    Loin de moi l'idée de critiques systématiques car je suis de ceux qui pensent que rien n'est jamais ni bon ni mauvais mais qu'il faut savoir tirer parti de chaque chose susceptible d'améliorer une situation dont les acteurs sont nos familles en souffrances.
    <o:p> 
    </o:p>
    Le monde du voyage est inquiet car depuis quelques années les difficultés sont grandissantes et notre monde se fait beaucoup de soucis pour l'avenir de ses enfants craignant de voir notre mode de vie, attaqué de toutes parts, disparaître.
    <o:p> 
    </o:p>
    Cette sensation n'est pas le fruit d'une illusion ou du hasard !
    <o:p> 
    </o:p>
    Tout commence en fait le 10 juillet 2002 date de présentation par le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales Monsieur Nicolas Sarkozy, du projet de loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure et de son adoption en date du 1er juillet 2002 validée par le Conseil Constitutionnel le 19 mars 2003 malgré la levée de boucliers de la quasi-totalité des associations de défense droits de l'homme des protestations du syndicat de la magistrature et de l'opposition totale de l'ensemble des associations représentatives des voyageurs de toute la France. Cette loi répressive est ressentie par nos familles comme une véritable injustice car elle criminalise une situation, nous prive du droit le plus élémentaire à l'égalité de traitement et nous envoie en correctionnelle à partir du moment où nous ne stationnons pas sur un terrain décrété légal par les autorités. Ce que beaucoup trouveront absurde quand on sait que les 4/5e de nos familles ne trouvent pas de lieu de stationnement correct sur le territoire. (La commission consultative des droits de l'homme estime dans un avis rendu le 15 novembre 2002 que cette loi est "dangereuse pour les libertés publiques" )
    <o:p> 
    </o:p>
    Je voudrais rappeler ici l'article premier de la constitution française :
    <o:p> 
    </o:p>
    « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ».
    <o:p> 
    </o:p>
    Officiellement, la France refuse de reconnaître l'existence de minorités sur son sol. Les autorités françaises fondent ce refus sur la garantie de l‘égalité républicaine, fondement de la société française.
    <o:p> 
    </o:p>
    L'édifice républicain français repose donc sur un pacte social qui transcende toutes les différences. Le gouvernement français considère que le combat contre le racisme et l'intolérance doit continuer à s'inscrire dans le cadre de son modèle, et pourtant la non-reconnaissance de nos ethnies n'a en aucun cas eu pour résultat que nous soyons traités de manière égale aux autres citoyens. Au contraire, nous restons des citoyens à part.

    Les lois racistes et discriminatoires ne peuvent trop ouvertement cibler un groupe ethnique ou culturel car elles entreraient alors en conflit manifeste avec la Constitution française. Voilà pourquoi on n'entend souvent parler de
    "mode de vie particulier", de "ceux qui exercent des activités ambulantes" de "ceux qui circulent en France sans domicile ou résidence fixe". On retrouve toute sorte de définitions plus ou moins habiles dans les textes législatifs français et tous définissent majoritairement, sans les désigner directement, nos populations. Rien d'étonnant quand tous les textes législatifs s'appuient sur les notions de stationnement de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique.
    <o:p> 
    </o:p>
    Il y a bien dans notre pays des textes législatifs que l'on peut qualifier d'anti tsiganes ! Il a fallu attendre la publication en novembre 2005 du rapport intitulé "Hors d'ici ! Anti-tsiganisme en France" du centre européen des droits des Roms à l'élaboration duquel toutes nos associations ont participé, pour que soient dénoncées avec force les injustices flagrantes que nous subissons au sein même de notre propre pays.
    <o:p> 
    </o:p>
    Je ne prendrais qu'un exemple significatif :
    <o:p> 
    </o:p>
    Le 11 janvier 2006, Michel Habig conseiller général UMP, président de la chambre d'agriculture et maire d'Ensisheim  en Alsace faisait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms, en grattant lui-même les allumettes.
    Le verdict : 6 mois avec sursis et 5.000 € d'amende.
    <o:p> 
    </o:p>
    A titre indicatif je précise tout de même que la destruction de biens par des substances enflammables, est, sauf erreur, un délit puni théoriquement d'un maximum de 10 ans de prison et de 150 millions d'euros d'amende !...Mais la justice a tranché.
    <o:p> 
    </o:p>
    Je ne peux m'empêcher de me demander si le verdict aurait été identique dans le cas où un Rom aurait incendié une mairie, même vide !
    <o:p> 
    </o:p>
    A quand la création d'un comité interministériel de lutte contre le racisme et l'anti-tsiganisme en France ?
    <o:p> 
    </o:p>
    Il y a de quoi être inquiet par la tsiganophobie ambiante, suscitée et/ou instrumentalisée souvent par certains hommes politiques, exemple les propos du sénateur Leclerc qui au sénat lors des discutions sur la loi de sécurité intérieur déclarait : " les gens du voyage c'est Le fléau de demain.....") et par certains médias qui contribuent de façon insidieuse à entretenir les discriminations dont nous faisons l'objet.
    <o:p> 
    </o:p>
    Il est vrai qu'il y aurait beaucoup à dire sur l'attitude du pouvoir à notre égard, quand on voit que le député Jérôme Chartier se vante sur son site Internet d'avoir je cite : Obtenu le vote d'une taxe spéciale frappant les résidences mobiles terrestres de plus de 4 m2 (nos caravanes, nos familles) et de poursuivre, qu'il s'agit là de rétablir une égalité de tous les citoyens devant l'impôt et qu'il s'agit aussi d'améliorer les conditions de vie des gens du voyage. Alors que rien n'a été inscrit concernant le volet social dans cette loi que le calcul de cette taxe s'appui sur la surface constructeur et non la surface utile et ce malgré nos revendications et notre manifestation du 5 décembre 2005.
    <o:p> 
    </o:p>
    Je vous le demande où est l'égalité des droits garantis par la Constitution !
    <o:p> 
    </o:p>
    Et que dire des entraves au droit de vote pour les voyageurs quand on constate que la loi du 3 janvier 1969 précise que les personnes titulaires de titres de circulation ne peuvent exercer leur droit de vote qu'après une période de trois ans de rattachement à une commune donnée alors que n'importe quel SDF peut voter dans une commune si des liens sont établis avec celle-ci depuis plus de six mois.
    <o:p> 
    </o:p>
    Et encore la  récente circulaire interministérielle visant à modifier la circulaire du 5 juillet 2001 relative à la mise en œuvre des prescriptions du schéma départemental d'accueil des gens du voyage  est également un bon exemple puisqu'elle propose entre autres la réduction des équipements sanitaires ainsi que celle de la surface allouée au stationnement de nos convois et un  renforcement du  gardiennage   sans parler de la disparition pure et simple de la référence au pouvoir de substitution du préfet, renvoyé à un autre texte à paraître. Ce qui revient à dire que l'on avance en reculant.
    <o:p> 
    </o:p>
    Comme si cela n'était pas suffisant, vous, M. le sénateur, Président de la CNCGV proposez un amendement voté en première lecture par le Sénat le 18 septembre dernier dans le cadre du projet de loi sur la prévention de la délinquance (qui nous concerne puisque selon vous, nous sommes des délinquants de naissance depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure) et qui autorise les Préfets à expulser nos familles sur toutes les communes de moins de 5 000 habitants sans recourir au juge d'instance, sûrement pour vous aussi à l'égal de M. Chartier, améliorer les conditions de vie des gens du voyage, et comme si cela n'était pas suffisant Madame JOISSAINS députée maire d'Aix-en-Provence propose une loi qui envisage d'organiser la chasse aux tsiganes sur l'ensemble du territoire français.

    Dès que l'on m'a demandé si je voulais participer à cette commission, j'ai tout de suite répondu que si cela  été pour faire de la
    figuration ou servir d'alibi, je n'étais pas intéressé. Force est de constater que cette commission n'a malheureusement jusqu'à maintenant aucune résonance auprès des instances gouvernementales et ce malgré les efforts de chacun et notamment l'ensemble des associations représentatives des voyageurs toutes unies dans la même direction, celle qui consiste à servir au mieux les intérêts de nos familles.
    <o:p> 
    </o:p>
    Pour ceux qui désireraient rester malgré tout dans cette commission, je tiens à préciser que les engagements qu'ils prendront engageront leur responsabilité.
    <o:p> 
    </o:p>
    En ce qui me concerne, les choses sont très claires, je considère que rester dans cette commission reviendrait à dire que je renie le serment fait à mon père il y a plus de trente-cinq ans par lequel je m'engageais solennellement à mettre toutes mes capacités, mon énergie et ma loyauté au service des miens comme mes ancêtres l'ont fait avant moi.
    <o:p> 
    </o:p>
    Par conséquent Monsieur le président, j'ai le regret de vous demander de prendre en considération dès à présent ma démission de la Commission Nationale Consultative Gens du Voyage.
    <o:p></o:p><o:p> 
    </o:p>
    Pour l'ONAT,
    <o:p> 
    </o:p>
    Renardo Lorier
    Secrétaire Général de l'ONAT
    Office National des Affaires Tsiganes
    Unité – Liberté – Respect


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  • Voici un extrait du compte rendu de la Commission des finances de l'assemblée nationale:

    "La Commission a examiné un amendement présenté par M. Jérôme Chartier, tendant à différer du 1er janvier 2007 au 1er janvier 2008 la date d'entrée en vigueur de la taxe annuelle d'habitation sur les résidences mobiles terrestres.

    M. Jacques Pélissard a souhaité que la mise en œuvre de la taxe soit différée, les dispositions adoptées en loi de finances pour 2006 étant inapplicables en l'état.

    M. Charles de Courson s'est déclaré favorable à l'amendement présenté par M. Jérôme Chartier, soulignant le manque de réalisme du dispositif adopté en loi de finances pour 2006.

    M. Daniel Garrigue a marqué son opposition à ce texte et estimé qu'il serait préférable de chercher la contribution des gens du voyage pour l'eau, l'électricité et le gaz consommés.

    La Commission a adopté cet amendement.

    Par conséquent, un amendement présenté par M. Didier Migaud, tendant à abaisser le tarif de la taxe annuelle sur les résidences mobiles terrestres de 25 à 15 euros par mètre carré, est devenu sans objet. "

    Quelques commentaires pour mieux comprendre:

    C'est M. Chartier, le même qui propose le report pour 2008, qui est à l'origine de la taxe d'habitation pour les caravanes. En 2005, lorsqu'il l'a demandée, elle était de 75 Euros par m², soit 10 fois supérieure à la taxe d'habitation par m² dans le Marais (quartier en plein coeur de Paris, pour ceux qui ne connaissent pas). Elle avait été revue à la baisse, mais reste 3,5 fois supérieure à la taxe d'habitation par m² des habitants de ce quartier bourgeois de Paris.
    La caravane n'est pour l'instant considérée comme habitation que pour des raisons fiscales, c'est-à-dire pour que ceux qui y vivent paient cette taxe. En revanche, elle n'ouvre pas droit à des crédits à taux réduit comme c'est le cas pour l'acquisition d'une habitation en dur, ni aux aides au logement.



    Enfin, une remarque quelque peu subjective, dont vous jugerez par vous mêmes. Ce report pour 2008, ne serait-il pas lié à l'élection présidentielle? Encore une fois, on prend les gens pour des c... ou, tout au moins, pour des amnésiques... NON, il est peu probable qu'ils oublient de si tôt, et on est là pour les rappeler s'il le faut!


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  • <o:p> </o:p>



    COMMUNIQUE DE PRESSE<o:p></o:p>

    Une ancienne salariée de MEDECINS DU MONDE sera jugée en correctionnelle par le Tribunal de grande instance de Créteil le 17 novembre 2006 à 13h30. Elle est notamment accusée des délits suivants : dénonciation de délit imaginaire, abus de confiance et contrefaçon de chèque.

    Cette personne, de nationalité roumaine mais pas Rrom, avait créé et présidait une association intitulée « Identité rrom » qui avait notamment pour mission de gérer des logements mis à disposition par la mairie de Saint-Denis et le Conseil général du Val-de-Marne.<o:p> </o:p>Aucun des membres de cette association « culturelle » n'était Rrom mais tous ses responsables, à une exception près, étaient salariés de MEDECINS DU MONDE.<o:p>
    </o:p>
    L'action humanitaire doit être saluée quand elle a pour but d'aider de manière désintéressée des populations défavorisées mais la prétention d'une organisation médicale à parler au nom d'un peuple, en l'occurrence le peuple rrom, doit être vigoureusement dénoncée en raison de ses nombreux effets pervers notamment en termes de stigmatisation d'un groupe.<o:p>

    </o:p>
    C'est pourquoi les ONG rroms LA VOIX DES RROMS, SAMUDARIPEN et FEMMES RROMS, SINTE ET KALE ainsi que le CENTRE AVER contre le racisme ont décidé de se constituer partie civile dans cette procédure afin de dénoncer les supercheries liées à une certaine conception de l'action humanitaire.<o:p> </o:p>

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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> 


    Aujourd'hui, mardi 31 octobre, une rencontre a eu lieu entre "La voix des Rroms", des représentants des familles rroms de Saint-Ouen, leur comité de soutien des Rroms de Saint Ouen, le collectif "Solidarité sans papiers 93" et deux représentants d'EDF.
    Le lieu de rendez-vous a été modifié par EDF peu de temps avant l'heure convenue, pour des raisons qui ne nous sont pas connues et que nous ne tenons pas non plus à connaître. La rencontre, qui s'est déroulée finalement dans un bar à Saint-Ouen (initialement elle était prévue dans un hôtel à Gennevilliers) fait suite à l'entrevue avec M. Legoupil de l'EDF après l'occupation d'une agence EDF à Saint-Denis vendredi dernier. M. Legoupil et M. Quentin de l'EDF ont fait connaître la position de leur entreprise: tant que la mairie de Saint-Ouen n'a pas exprimé son intention de trouver une solution alternative, l'EDF fera valoir la décision d'expulsion rendue par le tribunal d'instance de Saint-Ouen le 12 octobre dernier. EDF a contacté la mairie et a obtenu une réponse négative. Rien d'étonnant à cela lorsqu'on sait que desbfamilles africaines qui ont campé devant la mairie pendant plusieurs semaines avec la même demande n'ont eu en guise de réponse que l'envoi de la police, armée de flash-balls. Les Rroms aussi, il y a quelques jours, avec leur comité de soutien, avaient tenté un dialogue et la réaction de la mairie fut la même.

    Notre délégation a expliqué que le dialogue éventuel qui pourrait s'engager avec la mairie ou d'autres autorités publiques ne saurait être un préalable à un moratoire accordé par EDF afin que les familles ne se retrouvent pas dehors. En effet, le dialogue avec les élus et les politiques prend du temps et souvent ne s'instaure que suite à un rapport de force favorable, ce qui requiert du temps à son tour aussi. Nous avons fait savoir aux deux représentants d'EDF qu'en effet, la mairie n'était pas la seule susceptible à répondre à cette situation et que si l'EDF nous laissait le temps, nous pourrions peut-être aboutir dans cette démarche.

    L'EDF gare tout e même sur sa position : elle a demandé à la préfecture de faire exécuter la décision d'expulsion, mais M. Legoupil nous a assuré que la police n'interviendrait pas tout de suite, vu qu'elle est surtout mobilisée dans les banlieues. Notre interprétation de la situation va donc de soi, même si M. Legoupil nous en attribue la quasi-exclusivité, puisqu'il n'a pas la même : « prions pour que le risque de violences dans les banlieues garde les policiers suffisamment occupés pour qu'ils n'expulsent pas les familles rroms ». En effet, face à cette fermeture totale d'EDF, les Rroms devraient parier sur la violence dans les banlieues, seul élément pouvant repousser leur expulsion.
    Nous avons répété, et le répétons encore :





    • Il n'y a aucune gêne de voisinage causée par ces familles, ne serait-ce que parce qu'il n'y a même pas de voisins dans ce lieu.



    • Il n'y a pas non plus de projet immédiat sur le terrain, ni de démolition prévue.
    Alors, il est tout de même étrange de constater cette précipitation d'EDF d'expulser les occupants d'un immeuble que ni EDF ne compte réutiliser, ni personne n'entend démolir. Voilà, c'était la suite de l'affaire de Saint-Ouen, mais certainement pas la fin. Nous avons dit aux représentant d'EDF qu'a priori nous n'employons pas les mêmes méthodes avec une entreprise (EDF) et avec les autorités publiques (mairie etc.) parce qu'une entreprise de service public n'a pas d'objectifs politiques, contrairement à un maire, p. ex., mais il nous a été répondu qu'EDF n'est pas isolée, qu'elle s'inscrit dans un environnement dont le politique fait partie. Alors, il faut revoir les méthodes... en attendant, ceci expliquerait peut-être les tracasseries qu'un certain nombre d'entre vous éprouvent de l'action, ou l'inaction, d'EDF. L'élément politique de l'environnement n'y serait-il pas pour quelque chose ?<o:p> </o:p><o:p> </o:p>

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