• Le gouvernement Berlusconi poursuit dans l'antitsiganisme bien manipulé déjà par son successeur, comme on pourrait s'y attendre. Juste pour rappel:

    Tout a commencé avec le meurtre d'une femme italienne, dont on a accusé un tzigane roumain, sur la foi de la déclaration d'une femme rrom, bien connue comme une malade psychique. Nicolae Romulus Mailat a donc été arrêté et accusé du viol et du meurtre de cette femme, et il est toujours en détention en Italie. Les médias s'en sont largement fait l'écho de ce fait divers, ce qui a causé des agressions racistes contre des Rroms un peu partout.

    Puis, la seule chose qui demeure incontestable c'est la mort violente de Giovanna Reggiani, parce que:

    - l'autopsie a conclu qu'elle n'avait pas fait l'objet de violences sexuelles

    - la déclarante rrom a bien été identifié comme une personne psychiquement instable.

    - sous les ongles de la victime a été trouvé un ADN qui ne correspondrait pas à celui de Mailat.

    - dans une interview à une chaine TV roumaine, le père de Mailat a dit clairement qu'il n'est pas Rrom, mais Roumain.

     

    Qu'importe, les fascistes sont en marche. Beaucoup de choses dites, non-dites, ou à moitié dites, toutes dans le même sens: casser du tsigane. Si les choses continuent ainsi, il n'est pas improbable qu'on assiste à des pogroms, en Italie comme en Roumanie, les Roumains non-Rroms étant déjà bien sous l'effet des médias tsiganophobes et ayant fait des preuves il y a un peu plus de dix ans, lorsqu'ils ont brûlé des villages rroms entiers.



     


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  • Nous reprenons ici un article de "Corriere della sera":


     

    Vingt ultras d'extrême droite arrêtés

    Ils sont accusés de plusieurs actes de violences politique. Les interceptions des appels téléphoniques ont été décisives : « On va battre des Rroms »

    Rome – association de malfaiteurs, destructions, lésions, port d'objets offensifs. Pour ces faits et d'autres, vingt ultras d'extrême droite, pour la plupart de Lazio, ont été arrêtés à la demande du ministère public de la ville de Rome. Quinze d'entre eux ont été mis en détention provisoire (les arrêtés ont entre 22 et 35 ans).

    Les accusations – le groupe des extrêmistes est accusé de plusieurs incidents de violence politique survenus dans la capitale. A commencer par les rixes du 11 novembre dernier après le meurtre d'un supporteur de Lazio, Gabriele Sandri, pour laquelle s'est déclenché aussi la circonstance aggravante de terrorisme ; dans la rixe provoquée à Villa Ada, au cours d'un concert du groupe de gauche de la Banda Bassotti, quand une vingtaine de personnes à visage découvert et armées de bâtons firent irruption en blessant deux personnes. Des expéditions punitives contre les supporteurs adverses, des agressions d'extracommunautaires, l'attaque d'un centre rrom, les irruptions dans des centres fréquentés par des jeunes gauchistes.

    INTERDITS DE STADE – Le projet de l'attaque dans un campement rrom de la part de certains des suspects datait de quelques jours après l'homicide de Giovanna Reggiani. Puis la mort de Gabriele Sandri a détourné l'attention du groupe criminel. La majorité des destinataires des mesures restrictives étaient déjà interdits de stade.

    INTERCEPTIONS – Les interceptions téléphoniques ont été décisives pour coincer les extrémistes. Dans une de celles-ci, une des personnes arrêtées dit : « on va battre quelques Rroms. Et cette fois-ci il ne s'agit pas d'attaquer un centre social ou des tifosi napolitains sur l'autoroute, il faut qu'on fasse sérieusement ».


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  • NAPOLI: LA POLICE SCIENTIFIQUE DEMENT, "LA PETITE TSIGANE N'EST PAS ANGELA CELENTANO"

    Napoli, 4 fév. - (Adnkronos) - La police scientifique du cabinet régional de la Campania a démenti à l'agence ADNOKRONOS la nouvelle selon laquelle la fillette retrouvée dans un camp de nomades serait Angela Celentano. La fillette avait disparu le 10 août 1996 alors qu'elle se trouvait avec sa famille dans un gîte sur le Mont Faito. La nouvelle publiée aujourd'hui au quotidien "Il Matino", selon laquelle une petite tsigane de 15 ans pourrait être Angela n'a pas été confirmée par les examens menés par la police scientifique, qui ont exclu cette possibilité.

    A ce rythme déchaîné, ne vous étonnez plus si un jour une autre nouvelle tombe, mettant sur le dos des Rroms la crise des poubelles à Naples! 


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  • Suite au billet publié hier, où on faisait état de notre crainte de voir l'antitsiganisme monter, voici que nous ne sommes pas des paranoïaques, ni des manipulateurs de craintes instictives des foules, comme beaucoup de politiciens depuis quelques années.

    Sur le site "France Blanche" , dont le nom ne laisse pas de doute quant à l'idéologie qui le guide, voyez déjà comment on interprète les "retours volontaires".

    Ceux qui gouvernent ne sont peut-être pas des extrêmistes, mais leur manière de gouverner alimentent bien en eau le moulin des fascistes.  


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  • Il y a quelques jours, nous parlions ici de l'arrestation à Milan de 25 Rroms - coup de filet des policiers italiens, mais aussi roumains, car à l'époque on parlait d'un réseau dont les membres se trouvaient à la fois en Italie et en Roumanie. COUP DE FILET? Ouiiiiiii, surtout coup de propagande fascisante.

    Vous remarquerez que seul l'avis d'un adjoint à la sécurité est recueilli et présenté dans cet article. Aucun mot de l'avocat de la défense. Evidemment, cela aurait empêché de mentir sur la fameuse « mise en esclavage » des enfants. Parce qu'en fait, les enfants ont été confiés à des foyers, d'où ils ont fui pour rejoindre les membres restants de leurs familles (certains parents étaient emprisonnés déjà). Alors, comment expliquer que ces enfants, tellement victimes d'esclavage par leurs parents, fuient les foyers pour rejoindre quand même le parent restant en liberté ? Ce qui se prépare est noir, très noir... Il faut qu'on puisse l'empêcher. Espérons que les voies légales le permettent...


    Milan : De Corato (AN), Bien de peines exemplaires pour les Roumains exploiteurs de mineurs

    Milan, 15 janvier. (Adnkronos) – « Jugement exemplaire qui punit de vrais délinquants. Asservir des mineurs pour du profit avec des gains de la prostitution ou les contraindre à voler ce sont des crimes ignobles, qui méritent la sévérité maximale. Maintenant il reste à souhaiter que les responsables purgent effectivement la peine en prison ». C'est ce que déclare le vice maire et adjoint à la sécurité de Milano, Riccardo de Corato, à propos du jugement de condamnation au procès de huit Roumains accusés de réduction à l'esclavage d'enfants prostitués, contraints aussi à voler.<O:P></O:P>

    « Nous savons, - explique De Corato, - que s'agissant d'exploitation de mineurs ce sont les Rroms roumains qui sont souvent accusés. Qu'ils usent des enfants, vendus comme esclaves, indifféremment pour des vols ou comme des enfants prostitués, en se prévalant de la non imputabilité », selon le code pénal italien, pour les personnes de moins de 14 ans. Un système bien connu et appliqué par les condamnés de Piazza Trento. Ces personnes, - déclare De Corato, - constituent, donc, un danger pour la sécurité publique de Milan. Je souhaite qu'ils soient rapatriés, une fois leur peine purgée, comme le prévoit le décret sécurité sur les citoyens communautaires ».<O:P></O:P>

    Et à propos de Piazza Trento, le vice maire note que « le phénomène des enfants prostitués est pratiquement effacé dans cette zone identifiée comme zone d'intervention prioritaire dans le pacte sur la sécurité ; grâce aux caméras communaux de surveillance, contrôlées constamment avec ma supervision, même de nuit, les « clients » craignent les contrôles de la police municipale, qui mènent, en cas de sollicitation de mineurs de 14 ans, à une « plainte immédiate ».


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