• La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné la République tchèque pour discrimination. Des faits similaires ont été observés aussi en Europe occidentale. Le traitement de ceux qui la France a appelé tour à tour "Bohémiens", "Egyptiens", "Romanichels", "Tsiganes", "nomades", et, par la grâce de la Ve Répulique et après la déportation pendant la Seconde guerre mondiale, "gens du voyage", a été et reste discriminatoire.

    A l'heure actuelle, aucun cas n'a été rapporté jusqu'à la Cour de Strasbourg concernant les Rroms, Sintés ou Kalés de France, mais ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de raisons. En tout cas, il est a espérer qu'on n'aura pas à passer par là.


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  • Suite à l'agression d'une femme italienne de 47 ans, le gouvernement italien a pris en urgence un décret permettant d'expulser les "immigrés délinquants". La mesure est prise par un gouvernement de gauche, dans une ambiance dominée par l'extrême droite. D'ores et déjà, des chiffres d'expulsés à venir sont annoncés, alors qu'on ne peut pas savoir à l'avance combien d'immigrés commettront des actes réprimables après ce nouveau décret, ni, encore moins, le degré de gravité de leurs actes, duquel dépendra l'application ou la non-application de la mesure d'éloignement.

    N'AVEZ-VOUS PAS L'IMPRESSION DE QUELQUE CHOSE DE DEJA VU? Rappelez-vous: immigration choisie, 25.000 expulsions...

    Il y a quelques semaines, un campement rrom près de Livourne était incendié par des agresseurs qui, selon les témoignages relayés par la presse, auraient crié des menaces racistes en italien. Quatre enfants rroms y ont trouvé la mort. La réponse des autorités fut rapide: LES PARENTS DES ENFANTS MORTS DANS L'INCENDIE ONT ETE ARRETES POUR NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER! Les agresseurs, eux, courent toujours.

    Quand un fait divers sert de fondement à une politique d'immigration, ce n'est jamais bon, surtout lorsque les faits divers donnent lieu à des réactions différentes, voire opposées, en fonction des victimes et des agresseurs concernés. 

     


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  • Communiqué de Presse des occupants de l'ANAEM – Paris Nord


    *La police rafle, l'ANAEM déporte,*

    *l'Etat fait du chiffre*

    Cinquante personnes ont, aujourd'hui 26 octobre 2007, occupé l'ANAEM –
    Paris Nord (Agence Nationale d'Accueil des Etrangers et des Migrations).

    Les occupants ont porté à l'attention des salariés et des usagers de
    l'ANAEM, ainsi qu'au directeur territorial de l'antenne de l'ANAEM –
    Paris Nord, M. Chartrez et au sous-préfet de Seine Saint-Denis Mr
    /Vichera/ leurs revendications :

    * Abandon immédiat de ces pratiques de « retours humanitaires volontaires » forcés orchestrées par l'état et l'ANAEM !
    * Arrêt des rafles et des expulsions !
    * Régularisation de tous les sans-papiers !
    * Liberté de circulation et d'installation de tous !

    /Le sous-préfet Mr Vichéra a tout d'abord fait savoir aux occupants des
    lieux qu'il considérait « leur occupation comme légitime./

    Pour le sous-préfet il existe des « dysfonctionnements » dans les
    procédures de rapatriements volontaires et humanitaires des habitants
    des bidonvilles roumains et bulgares.

    Pour les occupants il ne s'agit pas de « dysfonctionnements », mais bien
    d'une mise en application d'une politique de rafles et d'expulsions
    massives et collectives pensée et réfléchie par l'Etat à laquelle
    collabore l'ANAEM.

    La proposition du sous-préfet de permettre à une délégation de
    rencontrer le directeur général de l'ANAEM lundi 29 octobre 2007 a été
    refusée collectivement par les occupants réunis en assemblée générale :

    Les occupants ne doutent pas un seul instant que leurs exigences seront
    portées à la connaissance de la direction générale de l'ANAEM et
    souhaitent préciser qu'ils ne souhaitent pas un quelconque aménagement
    dans l'application de ces « retours humanitaires », mais bien que
    l'ANAEM abandonne définitivement son rôle de caution humanitaire à
    l'Etat dans ces expulsions massives et collectives de bulgares et de
    roumains.

    Tant que ces pratiques continueront, les soutiens aux roms, bulgares et
    roumains habitants des bidonvilles de Seine Saint-Denis et du val d'Oise
    continueront à exiger l'arrêt des expulsions et la régularisation de
    tous les sans-papiers.

    Des soutiens aux Rroms, bulgares et roumains, habitants des bidonvilles
    de Seine Saint-Denis et du Val-d'Oise.


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  • Dans la presse canadienne (http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hiCP61mCBvjoin3wDdD_Tu5BNDlg), on lit une nouvelle encourageante: Le président roumain Traian Basescu a présenté des excuses officielles pour la participation de la Roumanie aux persécutions contre les Rroms lors de la Seconde guerre mondiale. La Roumanie a sans doute encore du chemin à faire pour éradiquer l'antitsiganisme, mais elle fait quand même des pas en ce sens. Pourrait-on en dire autant pour la France? Malheureusement, dans le pays des droits de l'homme, il n'y a pas de "répentance". Beaucoup de Rroms, Sintés et Kalés ont été déportés de France dans les camps de la mort. La France elle-même a interné les "nomades" dans des camps sur son sol, tant en zone occupée qu'en zone libre. Ces camps perdurèrent après la Libération, et ne disparurent complètement qu'en 1946. Pourtant, la France refuse d'admettre son implication dans le génocide des tsiganes. De ce point de vue, elle devrait apprendre de la Roumanie, même si elle est plus habituée à donner qu'à prendre des leçons.

    (nous ne modifions pas l'orthographe, erronée de "Rroms" dans l'article [ndlr]) 

     

    Roumanie: excuses publiques du président pour la mort de milliers de Roms pendant la Seconde Guerre mondiale

    BUCAREST, Roumanie - Le président roumain a demandé pardon au nom de son pays pour la déportation de milliers de Rom vers des camps de concentration et de la mort pendant la Seconde Guerre mondiale, une première de la part d'un représentant officiel de l'Etat.

    Traian Basescu a également décoré trois Roms ayant survécu à l'Holocauste, lors d'une cérémonie lundi soir.

    "Les autorités roumaines n'ont fait preuve d'aucune pitié. Elles ont arraché les Roms à leur maison, à leur ville et à l'armée et les ont envoyés loin, dans le but de créer une nation pure", a déclaré le président. "Nous devons dire à nos enfants qu'il y a soixante ans, l'Etat roumain a envoyé des enfants comme eux mourir de faim et de froid", a-t-il ajouté.

    Le président Basescu s'est en partie exprimé dans la langue des Roms, un geste sans précédent de la part d'un chef d'Etat roumain.

    Plus de 25.000 Roumains, des enfants pour moitié, ont été expédiés dans des camps d'extermination en Transnistrie, dans l'est de la Moldavie, alors membre de l'Union soviétique. Environ 11.000 d'entre eux moururent.


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  • Voici une petite brève insolite du Courrier International:


    Insolites
    L'intelligence pour tous
    A la maternité de Kosice-Saca, en Slovaquie, les nourrissons sont gavés de musique classique. La musicothérapie leur fait oublier le stress de l'accouchement et stimule leur intelligence, paraît-il. L'hôpital ne fait pas de discrimination, indique le journal Zdravie (“La Santé”). Dans un élan de générosité, il met des casques capitonnés “même aux bébés tsiganes”."


    Vous voyez bien, les efforts énormes faits par les Slovaques: "MEME AUX BEBES TSIGANES" ils ont mis ces casques qui développeront leur intélligence. C'est à saluer d'autant plus que nous pourrions imaginer un autre scénario: mettre aux bébés slovaques "Lili Marlen" et mettre les bébés "tsiganes" dans des incubateurs où on mettrait la température un peu plus haute que la normale, histoire de préparer l'avenir de chaque bébé de manière individualisée.

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